Karl-Emmanuel Villeneuve

Plusieurs grands procès à surveiller en 2019

Trois procès pour meurtre et un autre pour une affaire de bébé secoué devraient retenir l’attention en 2019 dans les palais de justice du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Présumé meurtrier d’Israël Gauthier-Nepton, Marc-Étienne Côté devrait savoir le 11 avril, lors de l’ouverture du terme des assises criminelles de la Cour supérieure du Québec, à quoi s’attendre.

Marc-Étienne Côté est accusé de meurtre au premier degré. Il aurait tiré dans le dos de sa victime en novembre 2016. La victime est sortie, en courant, d’un logement de la rue du Vieux-Pont à Jonquière, où il se trouvait en compagnie d’un ami, et a été atteint mortellement.

Le principal suspect avait pris la poudre d’escampette après les gestes. Il a été l’un des 10 hommes les plus recherchés au Québec jusqu’à ce jour du mois d’août 2017 où il a été capturé à Montréal.

Il a subi son enquête préliminaire et a été cité à procès en janvier 2018. Son avocat, Me Sébastien Saint-Laurent, a récemment déposé une requête en certiorari afin de faire casser la décision du juge de première instance d’avoir envoyé l’accusé à procès. Si cela devait être accepté, Côté pourrait être libéré des accusations déposées contre lui.

Villeneuve devant jury ?

Par ailleurs, Karl-Emmanuel Villeneuve pourrait lui aussi avoir droit à un procès devant juge et jury pour le meurtre au premier degré d’Alexandre Larouche, survenu à la fin du mois de juillet sur la rue Johanna, à Chicoutimi-Nord. Il a subi son enquête préliminaire à l’automne et a été cité à procès lui aussi.

Il se pourrait que les parties déterminent une date en avril prochain.

Suite du meurtre de Lac-Bouchette

Pour ce qui est du troisième homicide, il s’agit de Jonathan Girard, un individu originaire de Jonquière qui aurait mis fin aux jours de son père, Sylvain, le 16 décembre 2018. Il a été accusé de meurtre au second degré, d’incendie criminel causant la mort et d’outrage à un cadavre.

Comme l’événement vient à peine de se produire, on peut penser qu’il faudra un certain temps encore avant de parler de la tenue d’un procès.

Les enquêteurs de l’Escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec devront terminer leur travail et établir tous les éléments en lien avec ce meurtre et l’incendie qui a suivi afin de camoufler le drame.

Bébé secoué

La date du 11 avril a aussi été retenue pour le dossier de la gardienne d’enfants Stéphanie Frenette. Celle-ci est accusée de voies de fait graves sur un bambin de 22 mois, qui en a gardé des séquelles importantes.

La gardienne a été ciblée comme étant la responsable de cet acte survenu en février 2017. Sa maison de la rue Bégin, à Chicoutimi, a été saccagée et elle a dû déménager à Québec.

En décembre, son avocat, Me Julien Boulianne, a déposé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) une expertise d’un médecin spécialiste du Québec relativement à des études et des analyses que le médecin a menées. Le DPCP soumettra le document à son propre expert, et une décision pourrait ensuite être prise sur la suite des procédures judiciaires.

La femme de l’individu qui a fait cinq enfants à sa belle-fille devrait également subir son procès, le 25 mars 2019, pour avoir participé à des ébats sexuels avec sa propre fille.

Plan machiavélique

Jimmy Bouchard, derrière les barreaux depuis deux ans, attend une suite dans son dossier. Il est accusé d’avoir planifié l’assassinat de son ex-conjointe à Dolbeau-Mistassini. Bouchard avait fait part de son plan et avait cherché à embaucher une personne pour faire le boulot.

Marc-Étienne Côté

Les policiers de la SQ ont été avisés du plan machiavélique de Bouchard et lui ont tendu un piège en envoyant un agent sous couverture à qui Bouchard a offert de faire le travail. L’accusé a été arrêté et a comparu devant le tribunal en décembre 2016. Depuis, il attend. Ça pourrait débloquer en 2019.