Stéphanie Frenette opérait une garderie à Chicoutimi au moment de son arrestation.

Plusieurs causes judiciaires à surveiller en 2019

Accusée de voies de fait graves sur un enfant de moins de deux ans, la gardienne d’enfants Stéphanie Frenette devrait en savoir davantage, en avril 2019, sur la suite des procédures concernant son procès.

Jeudi, à l’occasion de l’ouverture du terme des assises criminelles en Cour supérieure du Québec, Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a demandé au juge coordonnateur Raymond W. Pronovost, de remettre le dossier au terme des assises du 11 avril 2019. « En date du 11 décembre, la contre-expertise (médicale) de la défense nous a été soumise et nous devrons la soumettre à l’expert du ministère public afin qu’il en fasse l’analyse à son tour », a mentionné Me Vallée.

Me Julien Boulianne, qui représente les intérêts de l’accusée, a dit comprendre qu’il faudrait un certain temps à la Couronne pour prendre connaissance du document et l’analyser.

Les parties pensent être en mesure de prendre une position finale le 11 avril.

Il faut se souvenir que Stéphanie Frenette a été accusée d’avoir brassé un bambin dont elle avait la garde à sa résidence de la rue Bégin, à Chicoutimi. Les parents ont récupéré leur enfant qui se trouvait en piteux état un après-midi de février 2017.

La femme avait été citée à procès au terme de l’enquête préliminaire.

Marc-Étienne Côté

D’autre part, le présumé meurtrier d’Israël Gauthier-Nepton, Marc-Étienne Côté, demeure en détention jusqu’au 11 avril, date à laquelle le tribunal pourrait déterminer une date de procès.

Marc-Étienne Côté

Mais d’ici le 21 décembre, Me Sébastien Saint-Laurent, en défense, s’engage à déposer sa requête en certiorari afin de faire casser la décision du juge de première instance de citer son client à procès.

Côté est accusé de meurtre non prémédité et demande à être libéré des charges retenues contre lui. Si la requête est favorable à l’accusé, celui-ci serait alors libre comme l’air.

En novembre 2016, Côté aurait tiré dans le dos de sa victime à la suite d’une querelle dans un appartement de la rue du Vieux-Pont, à Jonquière. Côté avait ensuite fui les lieux et avait été en cavale jusqu’au mois d’août 2017. Il est incarcéré depuis ce temps.

Sacha Grenon

Par ailleurs, le juge Pronovost a lancé un mandat d’amené contre Sacha Grenon, accusé d’une fraude de plus de 5000 $.

Grenon a été cité à procès, en septembre dernier, pour avoir fraudé près de 50 000 $ aux dépens des actionnaires du Domaine des Verts boisés.

L’individu ou son avocat devait se présenter au tribunal afin de fixer une date de procès en Cour supérieure. Ni l’un ni l’autre n’était sur place. Le magistrat a lancé un mandat d’amené contre l’accusé.

Bernard Gaudreault

D’autre part, l’ancien chauffeur d’autobus scolaire de Saint-Honoré, Bernard Gaudreault, a demandé à ce que son dossier, comptant 13 chefs d’agressions sexuelles sur six potentielles victimes des scouts, soit retourné à la Cour du Québec. Les parties discuteront dans les semaines à venir afin de déterminer la date d’un procès ou encore pour l’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité.

Bernard Gaudreault, cet ancien chauffeur d’autobus, a réopté pour la Cour du Québec.