Jimmy Bouchard, de Saint-Stanislas au Lac-Saint-Jean, pourrait bien régler son dossier criminel rapidement, lui qui est accusé d'avoir planifié le meurtre de son ex-conjointe.

Planification du meurtre de son ex-conjointe: Jimmy Bouchard demeure détenu

Même si Jimmy Bouchard a offert des garanties financières et un encadrement solide, la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a refusé de remettre en liberté l'homme qui a planifié le meurtre de son ex-conjointe.
La décision a été rendue vendredi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi après deux journées d'enquête de remise en liberté.
Il est impossible, pour le moment, de relater la preuve présentée au tribunal étant donné que l'avocat de la défense, Me Charles Cantin, a demandé une ordonnance de non-publication.
Bouchard, de Saint-Stanislas au Lac-Saint-Jean, est accusé d'avoir conseillé une infraction qui n'a pas été commise, soit le meurtre d'une femme de 42 ans, ainsi que de possession d'explosifs et d'armes à feu, à la conclusion d'une enquête de la Sûreté du Québec ayant nécessité l'intervention d'un agent d'infiltration.
Lors de sa comparution, le 2 décembre dernier, il avait été précisé qu'une perquisition menée chez l'homme de 40 ans avait permis de saisir des armes à feu et du matériel explosif, notamment de l'acétone et de l'ammoniac.
«Nous allons analyser la décision (de la juge Rouleau) et étudier les avenues possibles dans ces circonstances. Il est certain que ça travaille moins bien avec un client détenu, mais maintenant on fait face à la musique. On va évaluer chacune des options qui s'offrent à nous lundi matin», a noté Me Cantin.
Celui-ci a d'ailleurs demandé à ce que le dossier de son client se retrouve sur le rôle de la salle 2,10, lundi. Il n'est pas impossible que l'individu demande rapidement la tenue d'un procès ou qu'il décide de régler son dossier immédiatement.
«Mon client trouve la situation difficile. Ce n'est pas évident. Il vient de perdre son père. C'est pour ça que des décisions seront prises lundi», ajoute-t-il.
L'arrestation de Bouchard a été réalisée à la suite d'une information provenant d'une source anonyme voulant que quelque chose de grave se préparait. Un agent d'infiltration et un dispositif d'enregistrement numérique, type «body-pack», ont été utilisés.
Heureusement, le crime ne s'est pas produit.