Jérémie Perron est cité à procès pour une accusation d’agression sexuelle et une introduction par effraction qu’il aurait commise en juillet 2018.

Perron demeure incarcéré

Le présumé agresseur sexuel de Kénogami Jérémie Perron a eu beau offrir au tribunal de porter un bracelet avec GPS et de demeurer chez sa mère 24 heures sur 24, la Cour supérieure du Québec a rejeté sa demande d’être remis en liberté.

L’individu de 26 ans était de retour devant le tribunal dans le cadre de l’arrêt Myers, qui précise qu’un détenu peut faire réviser son dossier de détention après 90 jours d’incarcération ou trois mois à la suite d’une première décision de la cour de le maintenir derrière les barreaux.

Perron est accusé d’introduction par effraction, de port de déguisement et d’agression sexuelle sur une mineure. Les événements se sont produits en juillet 2018, mais ce n’est qu’en décembre de la même année que le Jonquiérois a été arrêté par les policiers.

Le juge Richard Grenier, de la Cour supérieure du Québec, a entendu les arguments de Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Nicolas Gagnon, de l’Aide juridique.

L’avocat en défense a d’entrée de jeu suggéré de nouvelles mesures pour assurer la sécurité de la plaignante et pour rassurer la population sur l’éventuelle libération de l’accusé.

Dans les jours après l’agression, le Service de police de Saguenay avait installé son poste de commandement à Kénogami afin de trouver le présumé auteur de l’agression.

«Je propose que l’on installe un bracelet avec GPS à M. Perron afin de suivre ses déplacements. Nous offrons qu’il demeure chez sa mère 24 heures sur 24. Mon client n’a pas d’antécédent judiciaire.»

«De plus, la preuve du ministère public repose à 80 pour cent sur certains éléments (interdiction de publication de la preuve). Il y a des éléments de preuve qui ne correspondent pas», a ajouté Me Gagnon.

À la Couronne, Me Ouellet prétend que la preuve récoltée est solide et que la possibilité d’une condamnation est tout de même présente.

«Les garanties offertes aujourd’hui ne sont pas vraiment différentes de la dernière fois. Il n’y a pas de faits nouveaux. Et notre preuve circonstancielle est forte.»

«Je dois aussi vous souligner que nous avons reçu un rapport carcéral en date du 19 juin à l’effet que M. Perron ait accumulé des médicaments et des timbres de nicotine», a indiqué Me Ouellet.

Le juge Grenier a rapidement rejeté la requête, estimant qu’il n’y avait pas de nouveaux motifs ou de faits nouveaux pour accorder la liberté à l’accusé.

Jérémie Perron a été cité à procès à la conclusion de son enquête préliminaire il y a une semaine. Il doit revenir au tribunal le 6 septembre pour fixer une date de procès et déterminer la suite des procédures.