Peine de 12 mois pour Éric Côté: il vole sa propre mère

Le Chicoutimien Éric Côté passera les 12 prochains mois derrière les barreaux pour avoir volé le véhicule neuf de sa mère et de s’être introduit par effraction chez elle.

L’individu de 28 ans a été arrêté le 30 mai dernier au volant d’un Kia Soul 2018 qu’il avait dérobé deux jours plus tôt. Les policiers ont alors appris que le véhicule appartenait à sa mère. Ils ont aussi remarqué que le coffre et l’intérieur de la voiture étaient remplis de marchandises, qu’il avait aussi pris au domicile de sa mère, à Saint-Fulgence.

Le client de Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, a réglé une dizaine de dossiers devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. Le magistrat a accepté la suggestion commune de Me Théorêt et de Me Michael Bourget, de la Couronne. La peine de 12 mois s’applique à compter du 5 juin et s’ajoute aux sept journées que l’individu a passées en détention depuis son arrestation (30 mai).

Côté a reconnu sa culpabilité à s’être retrouvé dans une maison en avril dernier où il ne devait pas être.

Il voulait récupérer des vêtements et objets lui appartenant, mais se trouvant dans le logement d’un individu qui n’y était pas, car il se trouvait en prison.

L’individu, qui a déjà écopé de six mois de détention pour une introduction par effraction, pour vol et possession de stupéfiants, a atteint le fond du baril le 28 mai dernier.

Ayant rechuté dans la consommation de cannabis, Côté a appris que sa mère partait en voyage en Europe et savait qu’elle ne serait pas à la maison.

Il a profité de l’occasion pour s’y introduire par effraction et y dérober de nombreux objets. Il a poussé l’audace jusqu’à lui voler son véhicule.

« J’ai fait des conneries et je le regrette. J’ai rechuté et je ne suis pas allé chercher l’aide nécessaire (lui qui avait pourtant réussi une thérapie). J’ai travaillé sur moi et les choses allaient bien depuis l’an dernier », a exprimé Côté, qui avait de la difficulté à retenir ses émotions.

« Mais dans les trois dernières semaines avant de commettre les actes, j’ai recommencé à consommer. Je n’avais plus ma tête. Ce qui est fait est fait, je ne peux pas revenir en arrière. Je suis prêt à assumer les conséquences, mais je dois dire que faire ça à ma mère, il n’y a pas de quoi être fier », a ajouté Éric Coté.

Le juge Richard P. Daoust a fait valoir à l’accusé que celui-ci n’avait pas 1000 problèmes à régler dans sa vie.

« Il n’y en a qu’un et vous le connaissez. La sobriété est votre seul choix. Vous avez eu six mois pour une même infraction la dernière fois et cette fois-ci la peine est doublée pour le même genre de crimes. »

« Je vous invite à réfléchir et à retomber dans ce que vous avez appris en thérapie. Vous devez regarder devant vous et travailler sur vous-même », a renchéri le juge.

Éric Côté se trouvera sous probation durant 12 mois à sa sortie de prison et il sera suivi par son agent de probation pour la même période.

L’individu devra fournir un échantillon d’ADN et ne pourra posséder d’armes pour une période de 10 ans.