Pêcheurs tués lors de l'écrasement de leur hydravion: la SQ doit faire identifier les corps

La Sûreté du Québec ne peut confirmer officiellement la mort des frères Frédéric et Jeannot Bouchard, tués dans l'écrasement de leur Piper J3 en revenant d'une excursion de pêche, puisque les corps doivent être formellement identifiés à l'Institut médico-légal de Montréal.
En effet, le monomoteur biplace a été complètement calciné après l'écrasement survenu à proximité du lac d'où on croit qu'il venait de décoller.
Le petit appareil basé à la marina de Shipshaw avait été modifié, selon la photo de la page Facebook de Jeannot Bouchard, l'une des deux victimes. En plus d'être repeint, pour enlever la couleur jaune caractéristique des J3 Cub fabriqués au milieu des années 40 par Piper, on y avait modifié le bout des ailes pour assurer une meilleure portance et réduire la traînée.
Pas d'enquêteur
Au Bureau de la sécurité des transports, Chris Krepski indique que l'organisme ne délèguera pas d'enquêteurs sur place. «Nous allons nous fier aux données recueillies par les enquêteurs de la Sûreté du Québec et par les techniciens en recherches et sauvetage de l'Escadron 439 de Bagotville qui a découvert le lieu du crash. Lorsque la carcasse de l'avion sera récupérée, nous allons l'inspecter», a expliqué le porte-parole.
«C'est une véritable tragédie et ça nous touche beaucoup à chaque fois, a commenté le président de l'Association des pilotes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jacques Laberge. Je ne peux que présenter mes sympathies à la famille au nom de tous les pilotes de la région.»
De nombreux détails supplémentaires demain, dans Le Quotidien.