À l'origine, l'avocat de l'Association des jeunes victimes de l'Église catholique disait vouloir rencontrer Paul-André Harvey sans la présence des autres procureurs en prévision de la préparation de son interrogatoire.

Paul-André Harvey: le type de rencontre à déterminer

Les juges de la Cour d'appel du Québec trancheront le 15 septembre sur la possibilité que l'Association des jeunes victimes de l'Église catholique puisse rencontrer l'abbé Paul-André Harvey, coupable d'agressions sexuelles sur de nombreuses victimes, ou que cette discussion se fasse avec l'ensemble des parties impliquées.
En mars dernier, une juge de première instance avait accordé la permission à l'avocat de l'Association des jeunes victimes de rencontrer l'homme, aujourd'hui âgé de près de 80 ans, avant qu'il ne vienne témoigner dans le cadre du recours collectif touchant plus de 80 personnes qui disent avoir été abusées sexuellement par l'ancien homme d'Église.
Les victimes de Paul-André Harvey réclament environ 14 millions de dollars.
Dans les semaines suivantes, la Corporation épiscopale catholique romaine de Chicoutimi, l'Assurance mutuelle des Fabriques du Québec, l'Évêque catholique romain de Chicoutimi et les fabriques des paroisses concernées ont demandé la permission d'en appeler du jugement.
À l'origine, l'avocat de l'Association des jeunes victimes de l'Église catholique disait vouloir rencontrer Paul-André Harvey sans la présence des autres procureurs en prévision de la préparation de son interrogatoire.
Le procureur aurait aussi cherché à trouver un terrain d'entente et établir le nombre de victimes, étant donné que ce nombre a plus que doublé à la suite de la condamnation (coupable pour 39 victimes). 
Les parties adverses ne voient pas les choses du même oeil. Les requérantes ne veulent pas que l'ex-abbé Harvey soit rencontré en particulier par l'Association et suggère plutôt que toutes les parties puissent lui parler, mais à distance.
Il faut comprendre qu'en raison de l'âge avancé de Paul-André Harvey et de son état de santé, les groupes concernés par le recours collectif souhaitent obtenir des témoignages et des informations alors que les témoins peuvent encore le faire.