Pas payant de se faire justice soi-même

Le séjour de Kim Bergeron derrière les barreaux devrait se prolonger de quelques semaines. Il a reçu une peine de 90 jours pour s’être fait justice lui-même, même s’il a cru avoir raison de s’approprier des biens que son paternel lui avait promis.

L’individu de 44 ans a reconnu sa culpabilité, lundi, à un recel de moins de 5000 $ commis entre le 1er décembre 2018 et le 2 avril 2019.

Il a écopé d’une peine de 90 jours de détention, laquelle sera concurrente à une peine de neuf mois de prison pour une introduction par effraction commise dans un commerce en compagnie de Dominic Samson (neuf mois aussi) au printemps dernier. La nouvelle peine ne sera donc pas ajoutée, mais sa libération conditionnelle pourrait être retardée de quelques semaines.

L’histoire de Bergeron, dont les intérêts étaient représentés par Me Denis Otis, a débuté avec la maladie de son père, décédé depuis.

Bergeron prétend qu’il a pris soin de son paternel durant quelques années. Il avait été convenu que l’héritage familial, au décès du papa naturellement, serait séparé à parts égales entre les deux enfants du père.

« Mon père m’a même offert la totalité de l’héritage, surtout que mon frère avait indiqué qu’il n’avait pas besoin d’argent ou de quoi que ce soit. J’ai dit non à mon père, car j’étais d’accord avec le partage et que j’avais confiance en mon père », a expliqué Bergeron au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec.

« En décembre, mon frère a hospitalisé notre père sans que j’en sois avisé. À sa sortie de l’hôpital, mon frère a convaincu mon père de faire des changements dans le testament. Je n’y apparaissais plus. Mon frère m’a déshérité. J’ai alors décidé de prendre mon dû dans ce qui restait. Mon frère avait déjà pris l’or, l’argent et les bijoux. Moi, je voulais le baromètre et l’horloge grand-père. Je les ai pris. J’ai mal agi en me faisant justice moi-même. J’étais sous l’emprise de mes émotions », a poursuivi l’accusé.

À sa sortie de prison, Kim Bergeron a l’intention de s’adresser aux tribunaux pour faire annuler le dernier testament de son père et pouvoir obtenir ce qui lui revient. Stéphane Bégin