L’Épicerie Gagnon a été témoin de plusieurs vols qualifiés dans son histoire.

Pas la première tentative de vol

L’Épicerie Gagnon a été témoin de plusieurs vols qualifiés dans son histoire. Au courant de la dernière décennie, un homme déguisé en Spider-Man, de même qu’un unijambiste ont notamment tenté de dérober le contenu du tiroir-caisse du dépanneur du centre-ville de Chicoutimi.

La propriétaire de l’épicerie, Lucienne Gagnon, âgée de 86 ans, a l’habitude de tenir tête aux voleurs et ne les laisse pas souvent partir avec l’argent de la caisse du petit commerce situé au 405 rue Jacques-Cartier Est.

Mercredi, vers 17 h 30, la propriétaire a fait rebrousser chemin à un voleur qui lui réclamait l’argent de la caisse, armé d’un couteau.

La dame a plutôt refusé catégoriquement avant d’appuyer sur le bouton d’urgence situé sous le comptoir. Le malfrat qui se camouflait le visage à l’aide d’une tuque et d’un foulard a pris ses jambes à son coup et est reparti bredouille.

Lucienne Gagnon a décliné la demande d’entrevue du Quotidien, jeudi en fin d’après-midi, elle qui ne se trouvait plus dans le commerce et qui était allée se reposer après l’attention médiatique dont elle avait fait l’objet à la suite de ce vol.

Tentatives de vol cocasses

La dame avait fait preuve du même sang-froid en juillet 2015 que lors des événements de mercredi, lorsqu’un homme revêtant un capuchon à l’effigie de Spider-Man, armé d’un couteau, avait tenté de subtiliser une boîte de dons installée près de la caisse.

Mme Gagnon lui avait alors saisi le bras, tandis qu’un client lui avait retiré le couteau. L’auteur de la tentative de vol qualifié, Bruno Dufour, un homme ayant plusieurs antécédents judiciaires, avait été arrêté peu après et avait écopé de 20 mois de prison.

En mai 2009, un unijambiste armé d’un couteau avait lui aussi tenté sa chance dans le petit dépanneur.

L’homme dans la quarantaine, qui portait une prothèse en plastique à la jambe droite, était lui aussi reparti bredouille, après que la caissière ait refusé de lui donner l’argent de la caisse.

L’épicerie à vendre

Lucienne Gagnon souhaite d’ailleurs prendre bientôt sa retraite, elle qui a récemment mis en vente l’épicerie, qui représente une institution aux yeux de plusieurs.

Le dépanneur et les trois logements que le bâtiment abrite sont annoncés au coût de 400 000 $.