Les policiers de Saguenay n’ont pas commis d’acte criminel lors de leurs interventions auprès d’un individu.

Pas d’accusations contre les policiers

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne porte pas d’accusations contre les policiers de Saguenay pour deux événements survenus les 18 avril et 25 mai 2017, deux histoires concernant le même individu qui vivait difficilement une séparation.

Les membres du DPCP ont analysé le rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) et ont conclu que le travail des policiers du Service de police de Saguenay n’était pas en cause et que l’examen complet de la preuve ne révélait pas la commission d’une infraction criminelle.

Le 18 avril 2017, les patrouilleurs du SPS sont appelés à se rendre à une résidence afin de procéder à l’arrestation d’un individu qui a brisé ses conditions de remise en liberté.

L’homme, vêtu d’un pyjama, demande s’il peut mettre d’autres vêtements avant de suivre les agents au quartier général du SPS.

Il descend au sous-sol, mais n’est pas accompagné d’un agent.

Cinq minutes plus tard, les policiers vont voir ce qui se passe et se rendent compte que l’individu s’est infligé des blessures.

Il est confié aux ambulanciers et immédiatement transporté à l’hôpital où il reçoit les premiers soins.

Concernant l’événement du 25 mai 2017, les policiers font face encore une fois au même individu qui se trouve, cette fois-ci, sur le terrain de son ex-conjointe, brisant à nouveau ses conditions de remise en liberté.

En plus, la plaignante remarque que l’homme longe la maison et tente d’ouvrir une porte.

À leur arrivée, les policiers ont aperçu l’accusé assis au sol et tenant un couteau dans sa main. Les agents l’interpellent et lui ordonnent de se débarrasser du couteau. L’homme a acquiescé à l’ordre des agents et a laissé tomber le couteau à ses pieds, mais toujours à portée de main. Ils lui ordonnent de le lancer plus loin.

L’homme a repris le couteau calmement et s’en est servi pour s’infliger des blessures. Les patrouilleurs se sont rapidement dirigés vers lui. Ils ont appliqué de la pression sur la blessure et ont pu le désarmer.

Le DPCP estime qu’il n’y a pas eu de commission d’un acte criminel de la part des policiers.