Retour incendie mortel 171 rue sacré-coeur Est Alma survenue à 2:46 am dans le nuit du mardi 13 juin.

Parente-Soares accusé d'homicide involontaire

Accusé d'avoir allumé l'incendie qui a entraîné la mort d'un homme de 93 ans à Alma le 13 juin, Mathieu Parente-Soares fait face à des chefs d'accusation supplémentaires d'homicide involontaire, de négligence criminelle et de harcèlement.
L'affaire était de retour au Palais de justice d'Alma mardi, devant le juge Jean Hudon de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec. Devant ces nouveaux éléments, l'avocat de l'homme de 29 ans, d'origine française, a décidé de reporter l'enquête sur remise en liberté au 5 juillet, même si Me Xavier Jean-Gagnon n'a pas été surpris.
« C'est ce qui s'annonçait après les déclarations de la Couronne lors de la comparution la semaine dernière », a mentionné le procureur de la défense en entrevue téléphonique.
Mathieu Parente-Soares s'expose à une peine d'emprisonnement à perpétuité s'il est reconnu coupable d'homicide involontaire ou d'incendie criminel mettant en danger la vie humaine.
Il y a deux semaines, un feu s'est propagé en pleine nuit dans une résidence de la rue Sacré-Coeur. Cinq personnes se trouvaient à l'intérieur et seulement quatre ont pu sortir à temps. Les manoeuvres de réanimation sur le nonagénaire ont été vaines.
Selon des informations livrées par une personne proche de la famille, l'accusé se trouvait dans un état dépressif le soir des évènements et s'était rendu au domicile de son ex-belle-famille, ne sachant pas vers qui se tourner. Il aurait mal vécu sa rupture avec la petite-fille de l'homme qui a péri dans les flammes. 
Le feu aurait pris naissance dans la verrière où dormait Mathieu Parente-Soares. Il se serait livré lui-même aux policiers de la Sûreté du Québec au cours des jours suivants.