Les policiers ont mené une opération de 45 minutes.
Les policiers ont mené une opération de 45 minutes.

Opération radar sur le pont Dubuc: trois constats remis en 45 minutes

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Le policier Maxime Guay venait à peine de s’installer à la sortie nord du pont Dubuc, à Chicoutimi, qu’il se faisait saluer par un travailleur. «Tu vas en pogner un moyen dégât. Os... que ça roule ici.» Finalement, au bout de 45 minutes, il aura intercepté trois automobilistes qui roulaient trop vite sur le chantier de construction. 

L’opération du Service de police de Saguenay (SPS), lancée lundi et qui devrait se poursuivre jusqu’à vendredi, est menée à l’initiative des patrouilleurs. Au cours des dernières semaines, plusieurs plaintes de vitesse et de comportements dangereux ont été signalées aux autorités pour des événements survenus aux abords des chantiers routiers. 

«Plusieurs chantiers sont en cours sur notre réseau routier. Nous voulons assurer la sécurité des travailleurs et des signaleurs. Nous constatons que les gens ne respectent pas les consignes des signaleurs et la vitesse. Les patrouilleurs ont pris l’initiative de monter une opération», a expliqué le porte-parole du SPS, Bruno Cormier, lorsque rencontré sur les lieux de l’opération radar.

Mardi matin, les policiers avaient choisi de se diriger sur le pont Dubuc, à la sortie du boulevard de Tadoussac. Des patrouilleurs étaient positionnés un peu partout pour intercepter les véhicules à la suite d’informations reçues du pointeur qui mesurait la vitesse directement sur le pont.

«C’est sensiblement la même chose chaque année. Malheureusement, il y a toujours des contrevenants qui ne respectent pas la vitesse. Ce sont des pères et des mères de famille qui travaillent sur les chantiers. On se doit de faire des opérations pour réduire notre vitesse», a ajouté Bruno Cormier, rappelant que l’amende est doublée sur les chantiers routiers et qu’elle peut s’élever entre 200$ et 400$ si vous ne respectez pas les consignes d’un signaleur. 


Et pourquoi recommencer chaque année? Tout simplement parce que certains automobilistes ne comprennent pas, explique M. Cormier, et il y a la présence de nouveaux conducteurs qui circulent sur les routes.

«Nous martelons le message chaque année, nous ou le ministère des Transports. Malgré tout, il y en a qui ne comprennent pas et il faut mettre des opérations en branle pour faire baisser la vitesse et sécuriser les travailleurs sur les chantiers.» 

La vitesse n’est pas le seul problème. Il y a aussi des problèmes de rage au volant et souvent, ce sont les signaleurs qui en sont la cible. 

«Des faits nous ont été rapportés, des menaces et le non-respect des consignes. C’est une minorité, mais une minorité dangereuse. Et des événements malheureux, il en arrive chaque année», a rappelé Bruno Cormier. 

Au final, pendant l’opération de 45 minutes, deux automobilistes ont été arrêtés à 74 km/h et un autre à 70 km/h. À titre d’exemple, une vitesse de 74 km/h entraîne une contravention de 264$ et deux points d’inaptitude.

Et selon Bruno Cormier, comme la circulation était dense, mardi matin, les automobilistes allaient moins vite, mais il n’est pas rare que la vitesse soit beaucoup plus élevée.

Les policiers ont remis trois contraventions.