L’individu, qui est bien connu des autorités, a comparu vêtu d’une combinaison blanche, lundi matin. Ce genre de combinaison est remise aux accusés lorsque leurs vêtements sont saisis en guise de preuve.
L’individu, qui est bien connu des autorités, a comparu vêtu d’une combinaison blanche, lundi matin. Ce genre de combinaison est remise aux accusés lorsque leurs vêtements sont saisis en guise de preuve.

O’Neil Junior Aspirot accusé d’avoir battu et agressé sexuellement une femme

Arrêté il y a deux jours et soupçonné d’avoir sévèrement battu une femme, O’Neil Junior Aspirot a comparu, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, menotté et vêtu d’une combinaison blanche, ce qui signifie que ses vêtements ont été saisis en guise de preuve par les enquêteurs. L’homme au lourd passé criminel a été accusé de voies de faits simples, de voies de fait causant des lésions, de menaces de causer des lésions ou la mort, de harcèlement criminel, de séquestration et d’agression sexuelle. La victime, que l’accusé de 36 ans connaît, serait dans un piètre état.

Quelques minutes à peine après avoir été appelé à comparaître devant le juge de la Cour du Québec Michel Boudreault, O’Neil Junior Aspirot a déclaré son intention de plaider coupable. Celui qui reste détenu reviendra en cour vendredi, où il pourrait possiblement enregistrer des plaidoyers de culpabilité.

À 8h06, samedi matin, les policiers de Saguenay ont reçu un appel d’une femme affirmant avoir été victime de O’Neil Junior Aspirot, un homme qui traîne une longue feuille d’antécédents judiciaires, notamment en matière de violence.

À leur arrivée sur les lieux, à Chicoutimi-Nord, les policiers ont constaté que la victime avait reçu des coups et qu’elle avait des blessures importantes. Aspirot n’était pas présent lorsque les policiers sont arrivés. Une ambulance a été appelée et la femme a été conduite à l’hôpital.

Le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, n’a pu en dire davantage sur l’état de santé de la victime, ni si elle était toujours hospitalisée.

C’est aux alentours de 11h, samedi, que les policiers ont retracé O’Neil Junior Aspirot, dans le centre-ville de Chicoutimi. Il s’apprêtait à monter à bord d’un véhicule lorsqu’il a été arrêté. Il n’a pas résisté à son arrestation. Il a été amené au poste, où il a passé deux nuits en cellule. Ses vêtements ont été saisis par les enquêteurs, ce qui laisse croire que des éléments de preuve s’y retrouvaient, comme du sang, par exemple.

Un technicien en scène de crime s’est également rendu au domicile de la victime pour y prendre des photos. L’accusé a rencontré un enquêteur de la section des crimes contre la personne.

Il a comparu une première fois par visioconférence et il recomparaissait en personne, lundi. L’homme de 36 ans est arrivé au Palais de justice menotté et escorté par deux agents.

En arrivant dans le box des accusés, l’individu a fait savoir au juge Boudreault qu’il voulait plaider coupable et qu’il était prêt à le faire immédiatement. Toutefois, le dossier a été reporté à vendredi, puisque la victime est en droit d’assister aux étapes judiciaires, mais son état de santé ne le lui permettait pas, a affirmé le procureur de la poursuite, Me Jean-Sébastien Lebel. Me Lebel a ajouté que l’enquête est en cours et que d’autres accusations pourraient être portées contre l’accusé.

Pour le moment, O’Neil Junior Aspirot fait face à huit chefs d’accusation, notamment voies de fait causant des lésions et agression sexuelle.

Lourd passé

L’accusé a un lourd passé criminalisé, surtout dans la région de Québec. O’Neil Junior Aspirot a jadis été reconnu comme étant en relation avec le gang de rue 187 de Québec.

Il a perpétré de nombreux crimes violents au cours des dernières années, tentant « d’imposer sa loi au pénitencier », selon un rapport de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qui remonte à 2014.

Il a entre autres été déclaré coupable, au cours des dernières années, de voies de fait, d’introduction par effraction et d’intimidation.

La CLCC a déjà dénoncé dans un rapport la « dangerosité sociale élevée » de l’individu.

En 2017, un mandat d’arrestation avait été lancé contre lui après avoir proféré des menaces de mort sur le territoire de Saguenay. O’Neil Junior Aspirot avait été arrêté après une cavale d’une semaine par le Groupe tactique d’intervention du Service de police de Québec.