Nouvelle évaluation psychiatrique pour le présumé meurtrier de Chicoutimi-Nord

Karl-Emmanuel Villeneuve retourne à l’hôpital pour y subir un examen psychiatrique sur son aptitude à comparaître et à subir son procès.

Le juge Richard Grenier, de la Cour supérieure du Québec, a ordonné que le présumé meurtrier de la rue Johanna à Chicoutimi-Nord, le 29 juillet 2019, soit examiné par un psychiatre pour une période maximale de cinq jours.

«Des éléments nous laissent croire que notre client n’est plus en mesure, psychologiquement de préparer sa défense. Nous demandons qu’il soit réévalué pour son aptitude à comparaître et son aptitude à subir un procès», a expliqué Me Mélanie Décoste, du bureau de Jean-Marc Fradette.

Me Michael Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ne s’est pas opposé à la demande de la défense.

Si le psychiatre reconnaît que Villeneuve n’est pas apte, celui-ci demeurera sous la supervision du milieu hospitalier jusqu’au moment où il redeviendra apte à comparaître et à subir son procès.

«Cette demande peut survenir à n’importe quel moment du processus judiciaire, car il est possible que l’état d’esprit de l’accusé puisse changer en cours de route», a repris Me Décoste.

L’état de Villeneuve se serait détérioré depuis que la Cour supérieure du Québec a refusé sa remise en liberté et l’a maintenue en détention.

Il est accusé du meurtre au premier degré d’Alexandre Larouche.

L’accusé est détenu depuis le 9 août. Il avait alors été accusé de possession d’armes à feu, accusations ensuite rejetées, car il a été démontré qu’il s’agissait de fausses armes. Il était aussi accusé de possession de stupéfiants.

Une évaluation psychiatrique sur son aptitude à comparaître avait été demandée et les médecins avaient déterminé qu’il ne l’était pas à ce moment.

Mais dans les semaines qui ont suivi, Villeneuve est devenu apte à comparaître et a été accusé du meurtre au premier degré à la fin du mois de septembre. Il a été cité à procès. Étant donné que son client est derrière les barreaux depuis le 9 août 2018, Me Fradette pourrait donc demander que le procès se déroule à court terme devant un juge de la Cour supérieure du Québec et un jury de 12 personnes.

Selon les informations obtenues et dévoilées, il semblerait que l’accusé aurait tiré à deux reprises, à bout portant, sur sa victime.

Des informations ont laissé entendre qu’il pouvait s’agir d’une dette de drogue ou encore d’un message à passer à ceux qui ne paient pas leur dette.