Nouvelle accusation pour un violeur condamné en 1995

Condamné à 23 ans de pénitencier en 1995 pour avoir violé, battu et laissé pour morte une femme dans le rang Saint-Damien, à Jonquière, Éric Girard fait face à la justice une nouvelle fois. L’individu, qui a terminé de purger sa peine il y a quelques années et qui demeure maintenant sur la rive sud de Québec, devra répondre à une accusation d’agressions sexuelles, qui aurait été commise avant les événements qui l’ont mené au pénitencier, soit entre 1986 et 1988.

Le 22 avril 1994, Éric Girard avait agressé sexuellement une femme qu’il avait rencontrée dans un bar, avant de la battre presque à mort, dans un rang de Jonquière. La victime avait fait semblant de rendre son dernier souffle afin que son agresseur cesse de lui assener des coups de barre de fer derrière la tête. La croyant morte, l’agresseur l’avait poussée dans un fossé avant de quitter les lieux. Elle avait été grièvement blessée.

Il avait été accusé de tentative de meurtre et d’agression sexuelle grave quelques jours plus tard. Au terme de son procès, le 9 février 1995, Éric Girard, qui avait 27 ans à l’époque, avait écopé d’une lourde peine de 23 ans de pénitencier, motivée par l’extrême violence de l’agression.

Il avait été condamné auparavant à des peines de prison pour violence conjugale et fraude, notamment. Il était d’ailleurs en libération conditionnelle lorsqu’il avait commis l’agression du rang Saint-Damien.

L’homme, qui a 51 ans maintenant, a terminé de purger sa peine il y a quelques années. Il était toutefois de retour au Palais de justice de Chicoutimi, jeudi matin, pour répondre à une nouvelle accusation d’agression sexuelle sur une autre victime, qui aurait été commise plusieurs années avant les événements de 1994. L’acte de dénonciation fait état d’accusations d’agressions sexuelles commises entre 1986 et 1988.

L’homme a très brièvement comparu, jeudi en avant-midi. Même s’il ne demeure plus au Saguenay, son dossier a tout de même été reporté au 17 avril prochain, au Palais de justice de Chicoutimi, puisque les actes reprochés auraient été commis dans le district judiciaire de Chicoutimi.