Bruno Bouchard avait retenu l’attention de nombreux policiers, dans la nuit du 20 au 21 mars 2018, en se barricadant dans son appartement de Jonquière.

Neuf mois de détention pour Bruno Bouchard

Bruno Bouchard, le forcené de la rue Saint-Dominique à Jonquière, passera encore six mois à l’ombre pour avoir maintenu les policiers de Saguenay et de la Sûreté du Québec sur le qui-vive le 20 mars dernier.

Après avoir passé les trois derniers mois derrière les barreaux, Bouchard, âgé de 36 ans, a vu le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, accepter la suggestion commune de Me Mélanie Paré (Couronne) et Me Charles Cantin (défense), de lui imposer une peine de six mois moins un jour à purger à compter du 4 juin 2018.

Bouchard a enregistré des plaidoyers de culpabilité de méfaits auprès du corps policier, à de la possession de marijuana dans le but d’en faire le trafic, de trafic de marijuana, de possession d’armes à feu, de mauvais entreposage des armes et de harcèlement.

Me Paré est revenue sur les événements particuliers des 20 et 21 mars derniers.

Bouchard, qui possède de nombreux antécédents judiciaires, se trouve en peine d’amour. Sa conjointe l’a laissé pour un autre gars.

Triste et désorganisé, l’individu commence à écrire ses états d’âme sur Facebook, ce qui en vient à inquiéter son entourage. Rapidement, la situation s’amplifie et les gens communiquent avec les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

Le premier appel est donné à 18 h 40 le 20 mars. Les agents se rendent au domicile de Bouchard, situé à côté du Patro de Jonquière.

L’homme leur fait savoir qu’il n’a pas l’intention de se calmer et n’entend pas sortir de chez lui. Il possède des armes, même s’il n’a pas le droit d’en avoir en sa possession en raison de deux ordonnances émises par le tribunal.

Les policiers effectuent un repli stratégique et bouclent le secteur. Un périmètre de sécurité est déployé et des citoyens sont évacués de leur résidence afin d’assurer leur sécurité.

Plus la soirée passe et moins Bouchard démontre une once de collaboration.

La SPS fait appel à l’escouade spéciale de la SQ. Celle-ci arrive en pleine nuit.

Après quelques appels téléphoniques et à la suite d’un commentaire sur Facebook de Bouchard à l’effet qu’il prenait une douche et qu’il était pour se rendre (ce qui n’a été fait que quelques heures plus tard), l’individu est sorti paisiblement de son logement et a été arrêté.

« Il y aura finalement eu plus de peur que de mal dans cette affaire. Mon client était désorganisé à la suite d’une rupture. C’était un genre d’appel à l’aide », a mentionné Me Cantin.

« C’est triste, car avant cet événement, mon client allait bien. Il avait repris les études et avait de bons résultats. Il veut maintenant suivre une thérapie pour venir à bout de sa problématique de violence », a poursuivi le criminaliste.

À la conclusion de sa peine de détention, Bruno Bouchard sera en probation pour deux années, avec un suivi d’un an.

Il lui sera interdit de posséder des armes à feu ou d’en acquérir. Les policiers avaient saisi une SKS, une carabine de calibre .22 et plusieurs munitions.