En octobre, 28 armes à feu ont été volées au commerce Pro Nature d’Alma. Neuf d’entre elles ont été saisies.

Neuf armes à feu saisies à L’Étape

Les policiers de l’Escouade régionale mixte (ERM) et du Bureau régional des enquêtes (BRE) ont procédé à l’arrestation de neuf individus, sept hommes et deux femmes, dans la nuit de lundi à mardi, au restaurant de l’Étape dans la Réserve faunique des Laurentides. Ils étaient en possession de stupéfiants et d’au moins neuf des 28 armes à feu à autorisation restreinte volées au Pro Nature d’Alma en octobre dernier.

Mardi après-midi, Jean-François Bergeron (31 ans), de Jonquière, Jordan Buissereth (24 ans), de Montréal, et Laurence Riverin-Desrosiers (21 ans), de Saguenay, ont comparu au Palais de justice de Chicoutimi.

Jean-François Bergeron (31 ans), de Jonquière
Jordan Buissereth (24 ans), de Montréal
Laurence Riverin-Desrosiers (21 ans), de Saguenay

Pour le moment, Me Marie Sirois, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a mentionné au tribunal que Riverin-Desrosiers est accusée de possession d’armes à feu à autorisation restreinte sans être en possession des permis requis.

Jean-François Bergeron, qui était au volant du véhicule, est accusé d’avoir fui les policiers et d’entrave au travail des agents. En ce qui a trait à Buissereth, il est aussi accusé d’entrave au travail des agents.

« Nous avons effectivement procédé à neuf arrestations. Nous avons saisi neuf armes à feu qui avaient été volées au commerce Pro Nature d’Alma. On a aussi trouvé de la cocaïne durant l’opération policière », a mentionné Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

En fin d’après-midi mardi, les trois accusés se sont présentés devant la juge Sonia Rouleau. Me Sirois a lu les accusations déposées contre les trois prévenus et a demandé à ce qu’ils soient détenus jusqu’à la tenue de leur enquête de remise en liberté.

« Je m’objecte à la remise en liberté des trois accusés et je demande qu’il leur soit interdit de communiquer entre eux durant les procédures judiciaires », a précisé Me Sirois à la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec. 

« De nouvelles accusations plus importantes pourraient être déposées vendredi, car j’attends un complément de preuve dans cette affaire », a repris Me Sirois.

Selon les informations du Quotidien, les policiers de l’ERM et du BRE ont mis la main sur des quantités assez importantes de stupéfiants et plusieurs armes à feu, dont des armes de poing, dans un sac découvert dans le véhicule.

Il n’a pas été possible de connaître les détails de l’opération policière ni de savoir à partir de quels éléments les enquêteurs ont été en mesure de retracer les neuf individus et de les arrêter. Il s’agirait d’une enquête policière entreprise il y a quelques mois.

Tension

La comparution des trois individus était accompagnée d’une certaine tension, surtout lorsque Bergeron est sortie de la salle d’audience, accompagné par deux enquêteurs.

La mère de la jeune Riverin-Desrosiers lui a lancé une remarque, lui reprochant notamment ce qu’il lui arrivait.

Bergeron a eu le temps de lui dire de ne pas s’en faire, qu’il avait parlé à la jeune femme et qu’il lui avait même fait un câlin, ce qui n’a pas semblé rassurer la dame.

Cette dernière et l’homme qui l’accompagnait ont ensuite fait une accolade à Laurence Riverin-Desrosiers avant de se faire dire par la juge Rouleau que les marques d’affection devaient se faire en dehors de la salle d’audience.

Quant aux six autres individus arrêtés, âgés de 19 à 45 ans, il n’a pas été possible de savoir s’ils avaient été remis en liberté sous promesse de comparaître ou s’ils se retrouveront devant un juge sous peu.

Antécédents

Alors que Riverin-Desrosiers n’a aucun antécédent judiciaire et que Buissereth ne semble pas connu des milieux judiciaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce n’est pas le cas de Jean-François Bergeron.

L’individu, dont les intérêts sont représentés par Me Charles Cantin, avait été impliqué dans le meurtre du Motel Richelieu, en octobre 2011, événement au cours duquel Maxime Dallaire-Gobeil avait été poignardé à mort alors qu’il se trouvait dans le stationnement.

Bergeron avait alors écopé d’une peine de deux ans moins un jour de détention pour sa participation dans cette affaire de trafic de stupéfiants, mais il n’avait pas été accusé en lien avec le meurtre.