Nancy Gauthier a de nouveau été incarcérée après avoir brisé ses conditions de remise en liberté.

Nancy Gauthier de nouveau incarcérée juste avant sa sentence

Nancy Gauthier devra patienter derrière les barreaux pour obtenir sa sentence en lien avec une accusation de voies de fait avec lésion sur sa mère. Elle a été arrêtée pour un bris de condition.

La dame de 52 ans devait se présenter au Palais de justice de Chicoutimi, lundi, pour que son avocat, Me Charles Cantin, et Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, fassent part au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, de la peine à imposer.

Me Cantin avait l’intention de demander une absolution pour sa cliente.

Tout semblait bien se dérouler pour l’accusée. Du moins jusqu’à jeudi dernier, à quatre jours de sa comparution.

Vendredi matin, le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé qu’un mandat d’arrestation avait été lancé contre la dame en raison d’un bris de condition de sa remise en liberté.

Il semble que Nancy Gauthier a consommé de l’alcool, ce qui lui était interdit en raison de la nature de l’accusation portée contre elle et de son plaidoyer de culpabilité.

Me Cantin entend demander le transfert de ce dossier de Roberval vers Chicoutimi. 

Mercredi, il plaidera la sentence à imposer à sa cliente.

« Mon objectif en arrivant au Palais de justice lundi matin était de demander une absolution pour ma cliente. Je ne cache pas que cette arrestation, dont j’ai été mis au courant dans les derniers jours, n’aide pas ma cause. Mais je vais travailler là-dessus », a fait savoir Me Cantin.

Dossier de 2015

Nancy Gauthier a été arrêtée en février 2015. Elle avait alors été accusée de voies de fait armées, de tentative de meurtre et de voies de fait causant des lésions.

Une chicane a éclaté entre l’accusée et sa mère dans une affaire concernant un chien. Les belligérantes avaient consommé de l’alcool. Une agression au couteau a eu lieu et la mère de Gauthier avait été blessée légèrement.

L’ex-enseignante de Montréal-Nord était revenue s’installer au Saguenay-Lac-Saint-Jean au moment où la querelle a éclaté.

À la suite de son enquête de remise en liberté, la quinquagénaire avait été envoyée en thérapie de trois mois dans le but de venir à bout de sa problématique de consommation d’alcool, 

Au terme de discussions entre la Couronne et la défense, Me Jean-Sébastien Lebel a accepté de retirer les chefs de tentative de meurtre et de voies de fait armées.

Nancy Gauthier a plaidé coupable, en janvier dernier, à une accusation de voies de fait causant des lésions.