Maxime Patry est accusé de l'homicide involontaire coupable du petit Thomas Audet, 22 mois. 
Maxime Patry est accusé de l'homicide involontaire coupable du petit Thomas Audet, 22 mois. 

Mort du petit Thomas Audet : un homme accusé quatre ans après les événements 

Un homme a été arrêté en lien avec la mort du petit Thomas Audet, 22 mois, survenue en juin 2016 à Alma. Quatre ans après les événements, Maxime Patry, 34 ans, est accusé d’homicide involontaire. Il était le conjoint de la mère de l’enfant au moment des événements.

L’individu a été arrêté par le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec mardi matin à son domicile de la côte Bélair à Alma. Un mandat d’arrestation avait été émis contre lui lundi. Il comparaîtra au Palais de justice d’Alma au cours de la journée. Il ferait face à un chef d’accusation d’homicide involontaire coupable lié aux tristes événements du 17 juin 2016.

«L’homicide involontaire coupable implique un excès de colère ou une provocation», explique Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec. 

Une fois l'identité de Maxime Patry dévoilée mardi matin, plusieurs personnes ont laissé des commentaires haineux sur sa page Facebook.

Rappelons que le petit est mort à l’hôpital d’Alma le 18 juin 2016 alors qu’il séjournait chez sa mère. Un mois auparavant, il avait fait l’objet d’un signalement à la DPJ après avoir subi des blessures importantes notamment une fracture du fémur et une lacération sévère de l’oreille.

Le cas de l’enfant a fait grand bruit partout au Québec et a été ramené à l’avant-plan lors de la mort de la fillette de Granby qui a donné lieu à la mise sur pied de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

Dans le cas de Thomas Audet, le logiciel SSP utilisé par la DPJ qui analyse les dossiers à partir de questions à choix multiples a été pointé du doigt. Il aurait entraîné le sous-classement du dossier de l’enfant dans la catégorie «sans danger immédiat». Le petit Thomas est mort 23 jours plus tard, sans avoir été vu par une travailleuse sociale. 


Le grand-père du petit Thomas Audet a fait plusieurs sorties dans les médias dénonçant le fait que personne n'avait été arrêté des années après la mort du petit.