À 26 ans, Thierry LeRoux était dans la moyenne d'âge du Service de police anishnabe Takonewini.

Mort de Thierry LeRoux: l'intervention comportait des lacunes

L'intervention policière à Lac-Simon qui a mené à la mort du policier Thierry LeRoux comportait des lacunes. C'est ce que révèle le rapport d'enquête de la Commission des normes, de l'équité et de la santé et sécurité au travail (CNESST) sur le meurtre du policier originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mort en service dans la nuit du 13 février 2016 à Lac-Simon, rendu public mardi matin.
« L'enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer le décès du policier LeRoux. D'une part, deux balles tirées par un individu armé ont atteint mortellement le policier. D'autre part, la démarche de l'intervention policière visant à maîtriser un individu suicidaire et armé comportait des lacunes », peut-on lire dans un communiqué mis en ligne sur le site de la CNESST.
À la suite de cet évènement, le Service de police de Lac-Simon ont été contraint d'améliorer le système de communication et d'élaborer des directives de travail sécuritaires, ce qui a été fait. Dans un communiqué, la CNESST affirme qu'elle informera l'École nationale de police du Québec et le ministère de la Sécurité publique du Québec des conclusions de l'enquête.
Les évènements
Dans la nuit du 13 février 2016, le policier Thierry LeRoux et son collègue se sont rendus à une résidence de la communauté autochtone de Lac-Simon, à environ 30 kilomètres de Val-d'Or, après avoir reçu un appel pour des coups de feu. Sur place, les deux policiers s'aperçoivent qu'il y a plusieurs personnes dans la résidence et qu'il y a présence d'armes. Thierry LeRoux, âgé de 26 ans, a par la suite été abattu par Anthony Papatie, alors qu'il lui tournait le dos. Le meurtrier a ensuite retourné son arme contre lui.