Me Luc Tourangeau, avocat en défense.

Mort de Kathleen Haché-Binette: un accident, soutient l'avocat de Blanchette

La mort de Kathleen Haché-Binette, le soir du 15 août 2014 au fond d'un ravin de la rue Jobin, à Chicoutimi, est attribuable à un accident et non pas au fait que Jean-Philippe Blanchette avait les facultés affaiblies ou qu'il a conduit dangereusement.
Jean Philippe Blanchette
C'est l'argument qu'a soumis Me Luc Tourangeau, avocat en défense, aux 12 membres du jury et au juge Denis Jacques, de la Cour supérieure du Québec, mardi matin, à la salle 3,09 du Palais de justice de Chicoutimi.
Blanchette est accusé de conduite avec un taux de plus de 80 milligrammes d'alcool causant la mort, de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et de conduite dangereuse causant la mort.
Le criminaliste a plaidé durant une cinquantaine de minutes et a tenté de convaincre les membres du jury que son client, un homme de 36 ans, avait peut-être un taux d'alcool de, 142, mais qu'il n'avait pas pour autant les facultés affaiblies.
« La première personne à qui il s'est adressée n'a pas remarqué de symptômes particuliers, mais a plutôt vu un homme en panique et en état de choc. La première policière sur les lieux n'a rien vu de particulier. Elle a dit qu'il répondait clairement. Elle a vu qu'il était blessé aux mains, mais n'a pas remarqué d'odeur d'alcool », note le criminaliste.
« C'est un autre policier, Ian Savard, qui a noté des symptômes comme une démarche chancelante, les yeux injectés de sang, une bouche pâteuse et une odeur d'alcool. Je crois que ce policier a nettement exagéré », a repris Me Tourangeau.
Quant à la conduite dangereuse, l'avocat de la défense estime qu'il n'y en a pas eu, que l'accusé s'est tout simplement trompé de sentier.
« Je pense qu'il est sincère. Il ne voulait certainement pas briser son Jeep, car comme il l'a dit il a mis de l'argent dessus. Je soumets plutôt qu'il a pris le mauvais sentier, qu'il ne s'en est pas rendu compte étant donné que la surface est la même partout. Si ça avait été différent, il aurait pu s'en rendre compte. Mais ce n'était pas le cas », a poursuivi Me Tourangeau.
Ce dernier croit donc qu'il n'existe pas une preuve hors de tout doute raisonnable que l'accusé est coupable d'avoir causé la mort de sa conjointe.
À lire dans Le Quotidien mercredi.