Me Karen Inkel, de la Couronne, a accepté de remettre Jonathan Miousse en liberté malgré la grave accusation déposée contre lui.

Miousse se livre à la justice

Un des deux présumés agresseurs dans une altercation survenue le dimanche 19 août dans un bar de Jonquière, Jonathan Miousse, s’est constitué prisonnier, lundi matin, et a été formellement accusé de voies de fait graves, au Palais de justice de Chicoutimi. Son complice, Nathan-Benoit Anctil-Potvin, court toujours, mais il pourrait se livrer lui aussi à la justice sous peu.

Miousse, un individu de 37 ans, aurait le 19 août, selon nos informations, assené un coup de banc de bar derrière la tête d’une victime, qui jouait à une machine à sous dans un établissement alcoolisé de la rue Saint-Pierre, dans l’arrondissement de Jonquière.

L’homme aurait subi une profonde lacération. Les médecins ont dû lui faire des points de suture afin de refermer la plaie.

Lundi, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a accepté de remettre l’individu en liberté, comme l’ont suggéré Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et Me Julien Boulianne, en défense.

Miousse a déposé une somme de 500 $ et a promis de garder la paix ainsi qu’une bonne conduite. Il s’est engagé à ne pas contacter la victime au dossier, ne peut voir son présumé complice dans cette affaire, Anctil-Potvin, et ne peut consommer d’alcool et de drogue.

Jonathan Miousse, de Jonquière, possède quelques antécédents judiciaires. Il a notamment été arrêté pour des facultés affaiblies en 1993 et 2004 et pour voies de fait armées en 2004. Il avait dû effectuer des travaux communautaires dans cette dernière affaire. Il n’avait rien fait depuis 14 ans.

L’agression survenue le 19 août dernier à l’Hippoclub de Jonquière n’a toujours pas été expliquée dans les détails.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, une histoire de triangle amoureux pourrait expliquer le geste que Miousse aurait posé.

Il n’aurait pas apprécié que la victime se retrouve un peu trop souvent en présence et à proximité de son amoureuse.

Ainsi, le soir du 19 août, l’accusé se serait adonné à rencontrer l’individu au bar. Pendant que son présumé complice faisait le guet, Miousse aurait profité de l’occasion pour s’en prendre à l’homme assis à une machine à sous.

Quant à Anctil-Potvin, dont les antécédents judiciaires sont beaucoup plus nombreux, il est toujours recherché par les forces policières de Saguenay.

Par contre, il n’est pas impossible que l’individu, dont les intérêts sont aussi représentés par Me Julien Boulianne, prenne la décision d’imiter son présumé complice Miousse.

Il pourrait se présenter lui-même au Palais de justice de Chicoutimi afin de se constituer comme prisonnier sous peu.

L’individu de 35 ans est considéré comme dangereux et les policiers suggèrent de ne pas tenter de l’appréhender, mais plutôt de communiquer avec les services d’urgence.