Hier, son avocat, Me Charles Cantin, a déclaré que son client souhaitait reprendre sa vie civile et le travail pour qu'on n'entende plus parler de lui.

Michaël Dallaire reconnaît sa culpabilité

Michaël Dallaire a pu recouvrer sa liberté, hier, six mois après avoir pratiquement étouffé à mort un codétenu de la prison de Chicoutimi. En reconnaissant sa culpabilité à une accusation de voies de fait, il a eu une sentence d'une journée de plus que les six mois de détention préventive qu'il a faits.
Dallaire, un colosse de six pieds deux pouces, purgeait depuis l'an dernier une sentence de 16 mois d'incarcération pour une série de délits, dont possession illégale d'une arme prohibée et trafic de drogue. Pendant son séjour à Chicoutimi, un détenu de Baie-Comeau a eu maille à partir avec lui les 9 et 11 décembre 2011. Un premier accrochage a eu lieu le 9 et les deux hommes se sont retrouvés le surlendemain dans un secteur sans caméra de surveillance pour régler leur différend. La victime a donné le premier coup de poing à Dallaire qui l'a empoigné par une encolure. Dallaire a resserré son étreinte au point où le détenu a perdu connaissance. Même relâché, il est resté inconscient. Les témoignages ne sont pas concordants: selon diverses sources, la victime serait restée sans réaction de 15 à 45 minutes. La victime a repris connaissance à l'hôpital.
Pendant plusieurs semaines, la Couronne a jonglé avec une accusation de tentative de meurtre. Dallaire a été maintenu en prison après l'expiration de la sentence qu'il purgeait.
Hier, son avocat, Me Charles Cantin, a déclaré que son client souhaitait reprendre sa vie civile et le travail pour qu'on n'entende plus parler de lui. «C'est un long chemin qui se termine. Un long chemin qui l'amène à la liberté», a ajouté l'avocat de la défense qui a souligné la présence dans la salle d'audition de plusieurs membres de la famille Dallaire.