Michaël Bergeron regrette ce qu'il a fait, mais il admet qu'il a réagi fortement après avoir su que son fils avait été pris à la gorge par un voisin.

Michaël Bergeron plaide coupable

Même s'il prétend toujours ne pas avoir frappé sa victime sourde et muette, Michaël Bergeron a tout de même plaidé coupable d'accusations de voies de fait causant des lésions et d'introduction par effraction.
Le 23 novembre dernier, à la Place des maires dans le secteur de Kénogami, à Jonquière, Bergeron s'est rendu au logement de l'homme de 76 ans, l'a pris par le collet pour le sortir à l'extérieur et l'a projeté au sol. S'apercevant qu'il s'agissait d'un vieil homme (76 ans), Bergeron a tenté de relever sa victime, mais celle-ci s'est débattue. Lorsqu'il y est parvenu, Bergeron a repoussé l'homme dans son logement.
Cette altercation est survenue après que l'enfant de l'accusé et un autre enfant aient été pris à partie par le septuagénaire. En fait, la preuve démontre que l'homme a pris les enfants à la gorge afin de leur faire savoir qu'il ne voulait plus les voir à proximité de son logement.
Si le client de Me Julien Boulianne reconnaît être entré dans l'appartement sans permission et d'avoir jeté l'homme au sol, il nie l'avoir battu à coups de pied et de poing, comme le prétend l'accusation.
«Mon client reconnaît qu'il a mal réagi. Mais lorsque son enfant est arrivé à la maison en pleurant et en disant que le voisin l'avait étranglé, monsieur s'est emporté. Il a effectivement sorti la victime de son logement et l'a jeté au sol. Mais en s'apercevant qu'il s'agissait d'un homme âgé, il a voulu le relever, mais la victime s'est débattue. Mon client me dit qu'il ne l'a jamais frappée», a expliqué Me Boulianne.
En contrepartie, Me Audrey Allard, de la Couronne, dit qu'elle présentera des photographies des marques sur le corps de la victime afin de démontrer qu'elle a été frappée.
Ces derniers aspects seront débattus lors des représentations sur sentence fixées au 16 mai. D'ici là, un rapport présentenciel sera préparé afin de mieux connaître l'individu.
Michaël Bergeron a aussi plaidé coupable à une conduite pendant interdiction, qui est survenue quatre jours après l'altercation, et à un bris de condition.
Concernant la victime dans cette affaire, des plaintes de voies de fait ont aussi été déposées contre leseptuagénaire en lien avec le fait qu'il a pris les deux enfants à la gorge. Il restera à voir si des accusations seront portées.
Jimmy Caouette: encore un peu de prison
(SB) - Même s'il trouve les conditions d'incarcération à la prison de Roberval difficiles, Jimmy Caouette devra y passer encore un peu de temps avant de penser à retrouver sa liberté.
Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a imposé une peine de six mois de prison à l'homme de 41 ans pour ses deux accusations de conduite avec les facultés affaiblies (31 mai et 27 juin 2015) et pour six bris de condition. Le tribunal a retenu la suggestion de la Couronne pour la sentence.
Le client de Me Charles Cantin a purgé 80 jours d'emprisonnement depuis sa première arrestation, le 27 juin. Le magistrat lui a accordé un ratio de 1,5 jour de prison pour chaque journée de détention préventive, ce qui signifie qu'il a déjà passé l'équivalent de quatre des six mois derrière les barreaux. Caouette, 41 ans, devrait avoir droit à une liberté conditionnelle sous peu. Il devrait rester en prison entre 10 et 40 jours.
La semaine dernière, Caouette s'était plaint des conditions de détention à la nouvelle prison de Roberval. En somme, il a dénoncé les longs délais entre son réveil à 5h45 et son retour au centre vers 21h30, tout ça pour avoir pu passer devant le juge durant quelques minutes seulement. Lorsqu'il est arrivé à sa cellule, il a eu droit à un repas froid et n'a pas pu préparer son dossier avec son avocat.
Lors des représentations sur sentence, Me Cantin avait plaidé à ce moment pour obtenir un crédit supplémentaire pour les journées passées en prison, ce que le juge Lortie a finalement reconnu.