William Pratte et Brandon Vaillancourt, accusés de l’homicide involontaire coupable de Félix Bergeron en juillet dernier, ont été remis en liberté sous de sévères conditions.

Meurtre de Félix Bergeron : deux accusés remis en liberté

Accusés de l’homicide involontaire coupable de Félix Bergeron à Sherbrooke en juillet dernier, Brandon Vaillancourt et William Pratte ont été remis en liberté sous de sévères conditions.

Après une analyse minutieuse de la preuve et des principes de remise en liberté, le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a déterminé, mercredi, que ces deux accusés pouvaient être libérés sous conditions.

Félix Bergeron, 21 ans, a été tué à son logement de la rue Sanborn le 18 juillet dernier au centre-ville de Sherbrooke. 

Le tribunal devait déterminer si la détention de Pratte et Vaillancourt était nécessaire pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice.

Aussi accusé dans cette affaire, Robert Sargeant, qui avait été le premier à être accusé d’homicide involontaire coupable, avait renoncé à la tenue de son enquête remise en liberté. Sa détention a été ordonnée immédiatement.

Pratte, 19 ans, devra se rendre en maison de thérapie pour traiter sa dépendance aux stupéfiants. Il devra y résider 24 heures par jour, sept jours sur sept.

Son père s’est engagé à déposer 10 000 $, alors que Pratte devra déposer 1000 $ pour le respect de ses conditions.

« L’encadrement qu’il offre permet la protection de la société », indique le juge Vanchestein.

Brandon Vaillancourt devra rester chez ses parents et suivre ses cours au Cégep. Âgé de 18 ans, il ne possède pas d’antécédent judiciaire.

« Merci beaucoup pour votre décision. Je vais respecter les conditions », a indiqué Vaillancourt.

Ses parents se sont engagés à déposer 5000 $ et Vaillancourt 1000 $ personnellement pour garantir le respect des conditions.

Un couvre-feu de 22 h à 7 h lui a été imposé. Il devra aussi déposer son passeport.

 « Il ne présente aucun danger pour la société », estime le juge Vanchestein.

Le juge a rappelé que la détention était l’exception et que la règle était la remise en liberté.

« Compte tenu du jeune âge des accusés, des garanties offertes, qu’ils ne présentent pas un danger pour la société et de la présomption d’innocence dont ils bénéficient, je vais les remettre en liberté sous condition », a expliqué le juge.

Les deux accusés paraissaient nerveux dans le box des accusés.

Des interdits de contact et de communication avec tous les témoins de cette affaire ont été imposés.

« Si vous faites le moindre faux pas, cet argent va être confisqué et vous allez être détenu jusqu’à la fin des procédures », a prévenu le juge aux deux accusés.

Les deux accusés ne pourront pas consommer de drogue ou d’alcool pour toute la durée des procédures judiciaires.

La peine maximale de l’homicide involontaire est la prison à perpétuité.

Me Julie Beauchemin assurait la défense de Brandon Vallancourt, alors que Me Mireille Leblanc défend William Pratte.

Les trois individus sont aussi accusés de complot pour braquage du domicile de Félix Bergeron et de possession de drogue.

Rappelons que l’homicide est survenu dans un appartement d’un immeuble situé au coin des rues Gordon et Sanborn, au centre-ville de Sherbrooke. Une altercation a eu lieu dans le logement le mercredi 18 juillet vers 23 h 30.

Une ordonnance de non-publication émise à l’enquête sur remise en liberté empêche de révéler les faits de la cause.

C’est Me Claude Robitaille qui représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier a été reporté au 17 octobre prochain.