Meurtre à Alma: un drame inattendu dans un quartier calme

Sans dire que tout est revenu à la normale au coin de la rue Côté et de l’avenue Champagnat à Alma, il ne restait tout de même pas beaucoup de traces du meurtre commis mardi après-midi dans ce secteur, alors qu’un homme de Jonquière a été poignardé à mort par un individu de 21 ans. Malgré tout, des étudiants du Collège d’Alma ont demandé à rencontrer un psychologue.

Il n’y avait aucun périmètre de sécurité, en début de matinée, aucune présence policière – des agents sont arrivés un peu plus tard en avant-midi – et la vie semblait se dérouler pratiquement comme si rien ne s’était produit.

Mardi après-midi, la victime s’est rendue chez l’un de ses amis pour l’aider aux rénovations de sa maison. À un moment donné, le quadragénaire est descendu de l’échafaudage pour couper une pièce et c’est là qu’il a reçu un coup de couteau, sans aucune raison connue.

Les policiers ont pu mettre rapidement la main au collet du suspect, car quelques instants auparavant, il s’en était pris à une autre personne sur la rue. La situation avait été signalée.

Malgré tout, le suspect a réussi à s’en prendre à une seconde personne et cette dernière a payé de sa vie.

Quelques voisins rencontrés sur les lieux ont parlé d’un quartier relativement tranquille, si ce n’est du passage de plusieurs personnes qui se rendent au Collège d’Alma, situé tout juste à proximité de la rue Côté et parallèle à l’avenue Champagnat. 

Le nouveau propriétaire d’un dépanneur de la rue Champagnat n’a pas été témoin de la situation. Il dit qu’il servait une cliente lorsqu’il a aperçu les gyrophares des voitures de police de la Sûreté du Québec. Il n’est pas sorti pour voir ce qui se passait.

Cour arrière

Si la vie avait repris normalement pour l’ensemble de la population, ce ne fut pas le cas pour tous les étudiants du Collège d’Alma, dont les locaux sont pratiquement situés dans la cour de la résidence où le triste événement s’est produit.

« Plusieurs de nos étudiants demeurent dans des logements du secteur. Certains ont été affectés par ce qui s’est passé et ont demandé à rencontrer des psychologues », a expliqué Frédéric Tremblay, responsable des communications au cégep almatois.

« Nous n’avons pas renforcé notre service de sécurité. Comme dans tous les collèges, nous pouvons miser sur des agents de sécurité et des caméras de surveillance nous permettent de bien voir ce qui se passe, ce qui peut nous donner l’occasion d’intervenir rapidement », a-t-il poursuivi.

Concernant la Commission scolaire (CS) du Lac-Saint-Jean, les élèves de l’école située à proximité n’ont pas eu vent de cette affaire.

« Il faut dire que ce n’est pas tout à fait sur le chemin de nos élèves. La direction a été avisée en début de soirée de l’événement et une communication a été envoyée aux enseignants, mercredi matin, pour les aviser de la situation. Mais ça ne semblait pas avoir créé d’inquiétude », a souligné Véronique Leclerc, du bureau des communications de la CS Lac-Saint-Jean.