Jean-Léon Pinette-Hervieux avait purgé les deux tiers de sa peine, ce qui le rendait automatiquement admissible à une libération conditionnelle.

Meurtre à Alma: l’accusé avait purgé les deux tiers de sa peine

Jean-Léon Pinette-Hervieux était libre comme l’air depuis la période estivale 2019 parce qu’il avait purgé les deux tiers de sa sentence de 36 mois. Les services correctionnels du Québec pouvaient le faire, sa peine ayant été complétée selon les règles établies.

Depuis les tristes événements de mardi survenus sur l’avenue Champagnat, à Alma, où un père de famille de 46 ans a été assassiné avec un coup de couteau, plusieurs personnes s’interrogent sur le fait que Pinette-Hervieux, condamné à 36 mois de détention le 16 mai 2018, ait pu recouvrer sa liberté aussi rapidement qu’en août 2019, soit 15 mois plus tard.

Selon le ministère de la Sécurité publique, les données obtenues démontrent que le juge de la Cour du Québec avait évalué, au moment d’imposer la sentence, que l’accusé avait purgé l’équivalent de 15 mois et 26 jours en détention préventive. Il lui restait donc à faire 20 mois et quatre jours en détention.

Après avoir passé environ 14 mois supplémentaires derrière les barreaux, il a pu être libéré après avoir fait les deux tiers de la sentence. Au total, il aura passé près de 29 mois en détention.

Il faut savoir que malgré le fait que l’individu de 22 ans ait été envoyé en détention pour une période de trois ans, il n’a pas mis les pieds dans un pénitencier – les peines de plus de 24 mois font en sorte qu’un prisonnier se retrouve sous le joug des services correctionnels canadiens.

Il a plutôt été envoyé dans un centre de détention québécois, car le résiduel de la peine pour des voies de fait causant des lésions et des voies de fait qu’il devait purger, était de moins de deux ans.

Une fois que les deux tiers de sa peine avaient été réalisés, Pinette-Hervieux, dont les intérêts sont représentés par Me Sébastien Talbot, a donc eu droit à une libération totale, comme cela se fait dans tous les dossiers des détenus. Et comme la totalité de la sentence était de trois ans, il n’avait pas, dans ce dossier, de période de probation.

« Nous avons eu la confirmation que l’accusé avait fait les deux tiers de sa peine en détention et qu’il était donc éligible à une libération », explique Chantal Dumont, de la Commission des libérations conditionnelles du Québec.