Me Olivier Théorêt représente Éric Bergeron.

Menaces envers des élèves: le concierge reconnu non responsable

Le concierge de l’École secondaire de L’Odyssée/Dominique-Racine, accusé d’avoir menacé de s’en prendre à des élèves, a été reconnu criminellement non responsable pour troubles mentaux, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Éric Bergeron, qui faisait également face à une accusation de possession de stupéfiants et d’avoir mal entreposé une arme à feu, se trouvait en phase maniaque lorsqu’il a proféré des menaces envers les jeunes, son père et le personnel de l’école.

Il est très rare qu’un individu soit reconnu non responsable de ses actes lorsqu’il y a consommation de drogue. Mais dans ce cas-ci, l’analyse du psychiatre a convaincu le ministère public et le juge. 

« On ne s’est pas attardé à la sous-cause, la drogue. C’est ce qui cachait la cause. La drogue n’est pas à l’origine des comportements », a souligné le juge Jean Hudon, tenant à saluer au passage l’analyse du psychiatre de l’hôpital de Chicoutimi, Antoine Roberge-Tremblay.

Éric Bergeron souffre de bipolarité et il était en épisode de crise lorsqu’il s’est mis à consommer, à déplacer ses armes à feu et à faire des menaces. Il était incapable de différencier le bien du mal et était incapable de contrôler ses comportements qui se sont soldés par des propos agressifs et de la consommation, a constaté l’expert. 

« Le psychiatre a bien travaillé et a fait la distinction entre la maladie mentale et la drogue. Il a mis le doigt sur la source », a exprimé Me Olivier Théorêt, l’avocat de Bergeron. 

Sous les ordres de la cour, le concierge de 47 ans doit demeurer chez ses parents. Il devra patienter encore avant d’être complètement libéré. La Commission d’examen des troubles mentaux (tribunal administratif) doit d’abord évaluer Éric Bergeron et les risques de récidives. La Commission doit procéder dans un délai de 30 à 60 jours. Ce tribunal peut ensuite imposer des conditions à Bergeron pour assurer la sécurité du public. 

Le concierge a été suspendu temporairement de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Il a été impossible de savoir s’il sera possible pour lui de retrouver son emploi lorsqu’il sera prêt.