«Il semble que monsieur, lorsqu’il est en état d’ébriété, affectionne la poutine de chez Mamy», a affirmé le procureur de la poursuite, Me Sébastien Lebel.
«Il semble que monsieur, lorsqu’il est en état d’ébriété, affectionne la poutine de chez Mamy», a affirmé le procureur de la poursuite, Me Sébastien Lebel.

Menaces de mort au restaurant Chez Mamy

Mathieu Grenon, un jeune individu de 24 ans, a plaidé coupable, mardi, à plusieurs chefs d’accusation de menaces de causer la mort ou des lésions à des policiers et à des employés du restaurant Chez Mamy, dans le centre-ville de Chicoutimi.

Le jeune homme, dont les intérêts sont représentés par Me Gitane Smith, avait choisi de régler la totalité de ses dossiers devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec.

En premier lieu, il a admis s’être sauvé des policiers après que lui et des amis aient vandalisé des voitures, dans la cour d’un concessionnaire, en juin 2019. Lors de son arrestation, Mathieu Grenon avait proféré des menaces aux agents de la paix.

Puis, en juillet 2019, le jeune homme avait été arrêté au restaurant Chez Mamy, situé à proximité du terminus de la Société de transport du Saguenay (STS) de Chicoutimi, lorsqu’il a commencé à menacer de mort deux employés pour une raison inconnue. Il avait également menacé les policiers appelés à intervenir.

Quelques mois plus tard, en octobre 2019, Grenon, qui était encore au restaurant Chez Mamy, a menacé de tuer le cuisinier, alors qu’il avait un problème de paiement avec sa carte.

État d’ébriété

Dans les deux cas, l’accusé était en état d’ébriété. « Il semble que monsieur, lorsqu’il est en état d’ébriété, affectionne la poutine de chez Mamy », a affirmé le procureur de la poursuite, Me Sébastien Lebel.

Depuis les événements, Mathieu Grenon a complété avec succès une thérapie pour ses problèmes de consommation d’alcool.

Il s’est également inscrit à l’école et semble être sur le droit chemin, a affirmé son avocate, Me Smith.

Pour ces raisons, la confection d’un rapport présentenciel a été demandée au juge Paul Guimond. La Couronne ne s’y est pas opposée, surtout que Me Lebel prévoit plaider une peine d’incarcération pour le jeune individu.