Dany Gravel a plaidé coupable à de nombreuses infractions, dont extorsion, possession de drogue, possession d'une arme prohibée, introductions par effraction, vols et recels.

Menacé avec un bâton de baseball garni de fil barbelé

Dany Gravel a finalement plaidé coupable d'avoir menacé un vendeur de drogue avec un bâton de baseball garni de fil de barbelé.
Après une journée et demie de procès au Palais de justice de Roberval, l'homme de Dolbeau-Mistassini a décidé d'admettre ses torts. Les délits auxquels ils faisaient face étaient nombreux ; extorsion, possession de drogue, possession d'une arme prohibée, introductions par effraction, vols et recels.
Hier, lors du procès qui touchait seulement les histoires de drogue, les enquêteurs qui ont témoigné ont présenté les objets retrouvés lors d'une saisie effectuée chez Dany Gravel. Cherchant principalement de la drogue, ce sont plutôt différents objets trouvés dans la maison qui ont permis de le lier à au moins trois vols survenus dans des maisons. Il a d'ailleurs essayé de vendre des passeports volés, de la viande d'orignal et de la boisson dérobés dans les maisons.
De plus, le bâton de baseball avec du barbelé qui a servi à faire un vol chez le vendeur de drogue Denis Dessureault a été retrouvé. Ainsi que des objets qui lui appartenaient, dont une télé et une carabine à air comprimé. Les policiers ont aussi saisi un fusil de calibre 16 tronçonné et un poing américain.
Au domicile, les enquêteurs ont trouvé plus de 80 sachets remplis de ce qui s'apparente à de la cocaïne, mais qui était, après analyse, de la quétiapine. « Il l'utilisait pour impressionner, ça demeure une accusation de possession dans le but d'en faire le trafic », a informé la Procureure de la couronne, Julie Villeneuve. Les policiers n'ont pas retrouvé les amphétamines recherchées, seulement 0,75 gramme de cocaïne dans la voiture de Gravel.
Voyant que la quantité retrouvée n'était pas importante, son avocat, Me Charles Cantin lui a suggéré d'arrêter le procès et de reconnaître sa culpabilité sur plusieurs chefs.
Peine à prévoir
Étant donné le nombre et la nature des délits, ni son avocat ni la procureure de la Couronne ne pouvaient évaluer le type de sentence pour Gravel.
« Je ne veux pas m'avancer à ce stade-ci. Il va avoir des éléments à soulever comme son rôle lors de l'extorsion. Il ne s'est servi du bâton que pour faire peur. Il ne l'a pas utilisé. Aussi, mon client était un gros consommateur de drogue qui s'est repenti et qui fait maintenant des conférences. Il y a des facteurs atténuants », a soulevé Me Cantin.
Du côté de la Couronne, même réserve. « Je vais attendre de voir le rapport prédécisionnel avant de me forger une idée. Par contre, il ne faut pas oublier qu'il a déjà eu une peine de 18 mois dans la collectivité, mais qui a été révoquée. Il a donc terminé la sentence en prison », a mentionné Me Julie Villeneuve.
Si ça n'avait été que du juge Michel Bouderault , il l'aurait envoyé en prion sur-le-champ, mais il a respecté la décision d'un autre juge de le laisser en liberté.
Un rapport prédécisionnel a été demandé. C'est le 1er juin que les représentations sur la peine auront lieu.