Plus de 50 pompiers ont combattu l’incendie qui a éclaté aux alentours de 4 h 30, mardi matin. Les casernes des municipalités avoisinantes sont venues prêter main-forte aux sapeurs almatois. Les pompiers ont arrosé jusqu’en après-midi.

Matériaux Alma rayé du paysage

Fondé il y a plus de 100 ans, Matériaux Alma a été complètement rayé du paysage almatois, mardi, à la suite d’un spectaculaire incendie. Une partie des restes du bâtiment commercial et la dizaine de logements ont même été démolis la journée même, sous les yeux des propriétaires.

« Ce sont mes ancêtres qui ont bâti ce commerce. C’est très dur à voir. Je suis très émotif en ce moment », a laissé tomber Joël Collard, propriétaire des lieux avec son frère Daniel.

La quatrième génération d’entrepreneurs ne sait pas si la quincaillerie va revivre. Les deux frères souhaitent prendre le temps de réfléchir avant de confirmer une reconstruction ou un nouveau projet. 

« Je ne pense pas à ça en ce moment », ajoute M. Collard, qui était entouré des siens près des lieux du sinistre, mardi matin. 

Un peu plus de 50 pompiers ont combattu l’incendie qui a éclaté aux alentours de 4 h 30, mardi matin. Les casernes des municipalités avoisinantes sont venues prêter main-forte aux sapeurs almatois. 

Le feu a été contrôlé en matinée, mais les pompiers ont arrosé jusqu’en après-midi. 

Heureusement, personne n’a été blessé. Il en a toutefois fallu de peu. Des locataires rencontrés sur les lieux ont raconté être sortis à toute vitesse, quelques minutes avant que les fenêtres de leur logement éclatent en mille morceaux. Ces derniers ont été relogés chez des amis, à Chicoutimi. Ils ont cependant tout perdu leurs effets personnels. La Croix-Rouge a été appelée à intervenir pour aider les locataires à la rue.

Une partie des restes du bâtiment commercial et la dizaine de logements ont été démolis la journée même, sous les yeux des propriétaires.

Causes

Les causes de l’incendie demeurent inconnues. Le Service des incendies de la Ville d’Alma et la Sûreté du Québec (SQ) mènent conjointement l’enquête pour déterminer les circonstances exactes du sinistre. Mais la présence du corps policier ne signifie pas qu’une cause criminelle soit plus envisagée qu’une autre, précise Bernard Dallaire, directeur du service incendie.

« On travaille souvent avec les policiers. C’est notre façon de procéder. L’incendie est également complexe. On veut donc être certain de ne rien échapper », a répondu M. Dallaire, qui ne pouvait donner plus de détails sur les causes du feu.

En plus des propriétaires du commerce, les locataires des différents appartements ont aussi été interrogés par les policiers dans la journée de mardi. Il a toutefois été impossible de savoir si les flammes ont pris naissance dans le commerce ou dans un logement.