Martin Bolduc avait été arrêté en septembre dernier après avoir tenté de voler un véhicule. Les propriétaires avaient contrecarré ses plans.
Martin Bolduc avait été arrêté en septembre dernier après avoir tenté de voler un véhicule. Les propriétaires avaient contrecarré ses plans.

Martin Bolduc plaide coupable: 20 mois pour un vol manqué

Martin Bolduc, qui avait tenté de voler un véhicule à Shipshaw, mais qui avait vu ses plans anéantis par les propriétaires, cet automne, a écopé de 20 mois de prison. L’individu, qui était en libération conditionnelle lors de la perpétration de son crime, a plaidé coupable à trois chefs d’accusation, mercredi matin, soit vol de véhicule, voies de fait et possession de métamphétamine.

Les événements reprochés à Martin Bolduc remontent au mois de septembre dernier.

L’homme de 42 ans s’était glissé dans un véhicule qui était stationné dans l’entrée d’une résidence du chemin Saint-Léonard, à Shipshaw. Les clés étaient sur le contact.

Au moment où il partait avec la camionnette, la propriétaire de celle-ci était montée à bord, du côté passager, pour empêcher le voleur de prendre la fuite. Martin Bolduc, surpris, avait alors assené des coups au visage de la femme, avant d’immobiliser l’engin.

Martin Bolduc avait ensuite pris la fuite à pied, mais le conjoint de la dame s’en était mêlé. Le voleur avait été rattrapé, puis maîtrisé par l’homme. Le couple a fait appel aux policiers, qui ont arrêté le malfaiteur sur place. Au moment de son arrestation, les agents avaient retrouvé deux comprimés de métamphétamine sur lui.

En libération conditionnelle du pénitencier, Bolduc était en maison de transition, lors de son arrestation, et il a été renvoyé derrière les barreaux après sa comparution. Il s’agissait de sa troisième accusation de vol de véhicule.

Le procureur de la poursuite, Me Michaël Bourget, et l’avocat de la défense, Me Julien Boulianne, en étaient venus à une entente concernant la peine suggérée pour l’accusé.

Mais lorsque Martin Bolduc s’est présenté devant le juge Michel Boudreault, l’accusé a fait part de son malaise.

« Pas devant lui ? Il m’a représenté durant 10 ans. Je ne suis pas à l’aise », a affirmé Bolduc, à l’endroit du magistrat.

Le juge Boudreault a dit comprendre la situation et la cour a été suspendue quelques instants.

Au retour de l’accusé devant le juge, après qu’il ait discuté avec son procureur, il a affirmé qu’il n’avait finalement pas de problème à être sentencé par celui qu’il l’a représenté durant plusieurs années.

Étant donné qu’il s’agissait d’une suggestion commune proposée par les deux parties, le juge s’est dit à l’aise de l’entériner. Il a toutefois spécifié que s’il y avait eu désaccord entre la Couronne et la défense, il n’aurait pas accepté de trancher, compte tenu de la situation.

Martin Bolduc a déjà purgé deux mois de façon préventive. Il lui reste donc 18 mois de détention.