Mario Gauthier

Mario Gauthier: le DPCP avait les éléments pour porter des accusations

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) possédait tous les éléments pertinents pour déposer des accusations de contact et d’agression sexuelle sur une mineure contre Mario Gauthier. La décision n’a pas été prise à la légère.

Au troisième jour du procès civil de l’homme d’affaires de Jonquière, qui poursuit le Procureur général du Québec (avocats de la Couronne), le ministère de la Sécurité publique (enquêteurs de la Sûreté du Québec) et la plaignante pour une somme de 620 000 $, Me Véronique Massé a fait entendre les procureurs de la Couronne impliqués dans cette affaire.

La procureure qui a reçu le dossier de la plainte sur son bureau au matin du 9 août 2012, Me Marie-Audrey Chassé du DPCP, a expliqué toutes les procédures qui ont précédé la mise en accusation de l’homme de 60 ans.

« L’enquêteur Paulin Pelletier m’a remis les documents en lien avec l’enquête, le rapport d’événement, l’enregistrement de l’entrevue (de la victime), le verbatim de l’entrevue vidéo et les notes du calepin de l’interrogatoire de Mario Gauthier (24 pages). Toutes ces informations m’ont permis de fonder les accusations et de formuler les chefs d’accusation », a expliqué Me Chassé.

« Je n’ai pas rencontré la victime, car son témoignage, que j’avais écouté, était crédible. En plus, les policiers l’avaient rencontrée. Avec tout ce que j’avais entre les mains, je me suis fait un mini-procès dans ma tête afin de savoir si j’étais moralement convaincue que le suspect avait commis un crime, que les accusations étaient justifiées et qu’il pourrait être condamné hors de tout doute raisonnable », a poursuivi la procureure de la Couronne.

Me Chassé a aussi mentionné que cette affaire d’agression sexuelle n’avait rien de particulier, qu’il s’agissait d’un dossier, malheureusement, comme un autre.

« Au DPCP, nous sommes confrontés à l’horreur quotidiennement. Il s’agissait donc d’un dossier habituel ou commun », a noté Me Chassé.

Plus de détails dans Le Quotidien.