Deux ans après le meurtre de Sandra Fortin, Luc Hamel a finalement plaidé coupable à une accusation de meurtre au second degré.

Luc Hamel plaide coupable

Luc Hamel a admis avoir assassiné Sandra Fortin, le 16 mars 2016, à Jonquière. Le quinquagénaire a plaidé coupable à une accusation de meurtre au second degré, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Une accusation réduite par le ministère public.

Représenté par Me Sébastien St-Laurent, Hamel était initialement accusé de meurtre au premier degré, c’est-à-dire avec préméditation. Il s’agit de l’infraction la plus grave du Code criminel.

Après négociations, la Couronne a accepté de modifier le chef d’accusation pour meurtre au second degré, ce qui veut dire que le geste n’était pas planifié. Par la même occasion, le ministère public a autorisé un arrêt des procédures sur le chef de séquestration, car c’est ce qui donnait un caractère de préméditation au meurtre.

Peine de 20 ans
Hamel risque maintenant une peine de perpétuité, avec une possibilité de libération après 10 ans. Le représentant du ministère public et l’avocat de la défense ont toutefois convenu de proposer au juge François Huot une peine de 20 ans de détention.

Les deux procureurs présenteront cette suggestion commune, jeudi, pour les représentations sur la sentence.

Détenu depuis près de deux ans, Hamel était un professeur de Tai chi au moment du crime. L’accusé connaissait depuis peu sa victime, qui était l’ex-secrétaire du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA).

Pour une raison qui n’a pas encore été détaillée en cour, le quinquagénaire a assassiné la femme en utilisant une arme blanche. S’inquiétant de ne pas voir sa mère, c’est la fille de la victime qui avait alerté les policiers en mars 2016. Le corps de Mme Fortin a été retrouvé dans le coffre de la voiture de Luc Hamel, au lendemain de sa disparition. Le véhicule était garé dans le stationnement de la résidence de l’accusé, dans le quartier des Écrivains. Le meurtre se serait produit au domicile de la dame, à Jonquière.