Palais de Justice de Chicoutimi.

Les ressources de la région épuisées

Le Chicoutimien Jonathan Lapointe, qui souffre de problèmes mentaux, sera évalué par les spécialistes de l'Institut Pinel de Montréal afin de déterminer le meilleur endroit où il pourrait se retrouver pour être traité.
Le jeune homme de 22 ans est accusé de menaces envers les intervenants sociaux et aurait commis des voies de fait simple sur des bénéficiaires de la Ressource d'assistance continue de transition (RACT).
Le client de Me Charles Cantin souffre du trouble de déficit d'attention et d'hyperactivité, de troubles de personnalité et du syndrome Gilles de la Tourette.
Depuis près de trois ans, au moment où il a prétendu avoir été attaqué par un ours dans le parc de la Rivière-du-Moulin à Chicoutimi, il ne cesse d'accumuler les passages devant le tribunal.
Il se retrouve dans des organismes de santé mentale de la région et régulièrement, les intervenants doivent porter plainte à son endroit pour des menaces ou des voies de fait simple.
C'est ce qu'ils ont fait il y a quelques semaines à la suite d'un épisode de désorganisation.
Me Charles Cantin, en défense, et Me Michaël Bourget, de la Couronne, ont convenu qu'il s'agit d'une affaire d'une grande tristesse. Les deux procureurs cherchent un endroit où ils pourraient envoyer Jonathan Lapointe.
« C'est très triste comme situation. La région ne manque pas de ressources, mais dans le cas de M. Lapointe, il a épuisé toutes les ressources régionales. Il a été vu et étudié partout », explique Me Bourget.
« Il est violent et les équipes de la région ne sont plus en mesure de gérer un cas comme le sien », ajoute le procureur du ministère public.
Me Cantin avoue avoir essayé de trouver un endroit au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour confier son client.
« Ce n'est pas de gaieté de coeur que je me résigne à le faire voir à l'Institut Pinel, mais c'est le seul endroit qui reste pour lui en raison de la lourdeur du cas. J'ai parlé avec plusieurs intervenants et ça semble être la seule probabilité », a indiqué Me Cantin.
Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a convenu que la situation de Montréal semblait la seule disponible.
La mère de Jonathan Lapointe a hâte que l'on puisse trouver la ressource appropriée à son enfant, afin qu'il puisse être suivi adéquatement.