Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont exploré un étang à Saguenay, mais n'ont rien trouvé.

Les plongeurs et un profileur criminel en renfort

Avec l'aide de plongeurs, d'un hélicoptère et même d'un profileur criminel et géographique, la Sûreté du Québec (SQ) s'est assurée mercredi de vérifier le plus d'informations possible dans l'enquête sur la disparition de la Jonquiéroise Hélène Martineau, avant que le poste de commandement quitte la rue Montgomery où il était installé depuis deux jours.
Les enquêteurs travaillent aussi avec un profileur criminel et géographique de la SQ.
La veille, des objets susceptibles d'être reliés à la femme de 48 ans, maintenant recherchée depuis trois semaines, ont été recueillis dans les secteurs inspectés par le maître-chien de la SQ. « On les a prélevés parce que ce ne sont pas des objets que l'on retrouve habituellement en forêt et qu'ils peuvent avoir un lien avec Mme Martineau. Ils vont être analysés », indique le sergent Jean Tremblay.
Les plongeurs, qui ont exploré un étang situé près de la résidence Val Racine sur le boulevard Saguenay, sont quant à eux revenus bredouilles, tout comme les effectifs en hélicoptère qui survolaient les cours d'eau et de nouveaux espaces où la neige a fondu. Un bris d'équipement a empêché les plongeurs de poursuivre les recherches ailleurs, mais il n'y a pas d'autre sortie prévue pour eux en ce moment. « L'étang était un endroit facile à vérifier avec les bonnes ressources, ce qui nous a permis d'éliminer cette piste, poursuit l'officier aux affaires publiques. Le ruisseau Deschênes a été discuté, mais avec toute la pluie des derniers jours, le débit est probablement trop puissant pour rendre une opération fonctionnelle. »
La Sûreté du Québec tente de « fermer le plus de portes », alors que le public continue de partager des informations aux policiers et d'ouvrir des pistes, mais qu'il n'est pas encore possible de privilégier la thèse de l'acte volontaire ou de l'homicide. C'est ici que le profileur criminel et géographique entre en jeu, afin d'orienter les enquêteurs vers le scénario le plus plausible.
« L'être humain est très routinier. Le profileur peut situer les comportements d'une personne dans le temps et l'espace, analyser ses habitudes, et trouver des pistes de solution. Ce n'est pas aussi spectaculaire qu'à la télévision, mais ça peut changer le cours de l'enquête », explique le sergent Jean Tremblay. 
Le spécialiste analyse aussi les différents témoignages, après s'être approprié le dossier, et peut détecter des incohérences dans les versions. Son travail est donc autant orienté sur la personne disparue, en développant des hypothèses à partir de son dernier point connu, que sur de potentiels suspects. Son implication dans les enquêtes est courante, mais rarement médiatisée.
La présence d'une procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales a également été remarquée. « Nous faisons un suivi régulièrement pour qu'elle soit au courant du dossier et qu'elle puisse obtenir des mandats de perquisition plus rapidement, comme nous en avons souvent besoin au cours d'une enquête criminelle », précise le sergent.
Une vingtaine d'enquêteurs se penchent sur cette affaire. Le poste de commandement mobile installé devant la résidence de la disparue devait quitter les lieux à 16 h, mais est demeuré sur place jusqu'à 19 h. Encore en après-midi, des citoyens se sont déplacés pour rencontrer les policiers. Deux enquêteurs sont allés rencontrer le conjoint de Mme Martineau, Michel Larouche, juste avant de partir, et sont restés à l'intérieur une vingtaine de minutes.
Rien de précis n'a été communiqué aux médias pour la suite. « Les prochaines étapes de l'enquête se décident d'heure en heure », conclut le sergent Jean Tremblay.
Hélène Martineau a été vue pour la dernière fois le 12 avril et portait une veste noire de marque North Face, ainsi qu'une tuque noire. Elle a les cheveux bruns et les yeux pers, mesure cinq pieds six pouces et pèse environ 135 livres. Toute information peut être communiquée à la Centrale d'information criminelle de la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.