Les peines de prison discontinues seront ajustées

Les peines de prison discontinues, c’est-à-dire à purger de fins de semaine, ne sont pas suspendues. Toutefois, les détenus de plus de 70 ans ou ceux souffrant de maladies chroniques peuvent éviter la détention pour l’instant. Et les détenus qui purgent leur peine de fins de semaine sont incarcérés dans un endroit précis, de sorte qu’ils ne sont pas en contact avec les autres détenus. S’ils présentent des symptômes grippaux, leur peine peut être retardée et s’ils sont en isolement dû à la COVID-19, leur peine de détention pourrait être transformée en peine en collectivité.

Questionné à savoir ce qui se passe dans les prisons provinciales pour les détenus purgeant des peines discontinues, le ministère de la Sécurité publique a expliqué que les sentences ne sont pas suspendues, mais ajustées, afin que les détenus incarcérés ne soient pas plus à risque de contracter la COVID-19. Et si les détenus de fin de semaine sont en isolement, ils n’ont pas à se rendre à l’établissement carcéral, mais doivent tout de même avoir un avis médical en ce sens.

« Les personnes qui purgent une peine discontinue, dans la mesure où elles ne sont pas en isolement pour des raisons sanitaires liées à la COVID-19, sont hébergées ensemble, mais dans des lieux distincts de ceux utilisés pour la garde des personnes qui purgent une peine continue », a expliqué Louise Quintin, relationniste au ministère.

Par ailleurs, les personnes détenues qui doivent s’isoler pour des raisons sanitaires liées au COVID-19 se voient octroyer une permission de sortie pour la durée de l’isolement.

« Elles s’en trouvent alors à être autorisées à purger temporairement leur peine à leur domicile et n’auront pas à reprendre ces périodes. La permission de sortir à des fins médicales est une modalité inscrite à la Loi sur le système correctionnel du Québec », a ajouté Mme Quintin.

Les personnes de 70 ans et plus qui ont à purger leur peine de fin de semaine doivent contacter le service correctionnel pour l’avertir.

Toute visite aux détenus est suspendue dans les 17 prisons provinciales et dans les pénitenciers fédéraux. Même les groupes d’entraide sont annulés pour au moins deux semaines, de même que toutes activités bénévoles.