L'ancien conseiller municipal Bernard Noël, à gauche, est accusé d’une fraude de plus de 5000 $ et d’abus de confiance. À sa droite, l'avocat Me Pierre Mazurette.

Les dossiers de Bernard Noël reportés en mai

Les dossiers de fraude et d’abus de confiance de l’ancien conseiller municipal Bernard Noël ne se régleront pas immédiatement,

Celui qui a notamment occupé le poste de président de l’arrondissement de Jonquière et du Grand prix cycliste de Saguenay brillait encore par son absence, comme le lui permet le Code criminel canadien.

Me Alex Grondin-Beaudet, du bureau de Me Maxime Roy de Québec, a attendu tout l’avant-midi avant de déclarer au magistrat qu’elle demandait une remise dans l’intérêt de son client.

« Je vous demande de reporter au 18 mai pour faire part de notre orientation dans cette affaire », a-t-elle tout simplement mentionné avant de reprendre la route.

Bernard Noël est accusé d’une fraude de plus de 5000 $ et d’abus de confiance par un fonctionnaire public à la suite d’un voyage effectué à Nice, en France, aux frais des contribuables de Saguenay.

Les accusations ont été déposées à la fin du mois de novembre 2017 à la suite du projet d’enquête OFFRANDE menée par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Les enquêteurs de cet organisme reprochent à Noël de s’être rendu à une étape du Tour de France (cyclisme) en 2013 après avoir profité d’avantages personnels en raison de ses fonctions.

L’accusé avait laissé voir que ce voyage lui avait été offert par l’ancien maire de Saguenay, Jean Tremblay, afin de le remercier des services rendus pour le milieu sportif, dont l’organisation de la compétition de vélo et de la finale provinciale des Jeux du Québec.

Il avait obtenu 5500 $ de la part de Promotion Saguenay en prétextant devoir acheter de nouveaux maillots de vélo et faire refaire les médailles. Sauf que cet argent avait déjà été versé.

Accusé devant la Commission des affaires municipales du Québec, il avait changé son fusil d’épaule et avait reconnu avoir utilisé l’argent pour des raisons personnelles. Il avait écopé d’une suspension sans salaire de deux mois de ses fonctions d’élu.

Il a remboursé le montant obtenu après que l’affaire eut éclaté au grand jour.

Dans ces dossiers criminels, s’il est coupable, M. Noël s’expose à une peine maximale de 14 années d’emprisonnement.

Bruno Bouchard a tenu un siège de plus de 16 heures du mardi 20 au mercredi 21 mars, obligeant le GTI de la Sûreté du Québec à se rendre sur place.

+ Preuve supplémentaire attendue pour Bruno Bouchard

Dans un autre ordre d’idées, le barricadé de la rue Saint-Dominique, Bruno Bouchard, va devoir patienter jusqu’au 6 avril avant de subir son enquête de remise en liberté.

Me Justine Guay-Langevin, en défense, s’attendait à ce que de nouvelles accusations soient déposées contre son client, mais c’est plutôt un complément de preuve que le ministère public lui a remis.

Bouchard est accusé de possession d’armes à feu sans en avoir le droit, étant donné que les tribunaux ont prononcé deux ordonnances en ce sens. Il est aussi accusé de méfait public, de mauvais entreposage des armes à feu et de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Le présumé fraudeur Gilbert Desrosiers sera désormais représenté par Me Pierre Gagnon.

+ Un nouvel avocat pour Gilbert Desrosiers

Par ailleurs, Me Pierre Gagnon est le nouvel avocat du présumé fraudeur Gilbert Desrosiers. Comme il vient de faire son entrée au dossier, l’avocat a demandé à reporter le dossier au 5 juin.

Desrosiers est accusé de vol et de fraude auprès de Mélanie Boucher, la directrice générale de l’entreprise Multi-précision GB. Il a été condamné au civil à rembourser 17 000 $ à Mme Boucher.