Luc Hamel est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi pour entendre la preuve détenue contre lui.

Les discussions commencent en absence du jury

Accusé de meurtre au premier degré, le présumé meurtrier de Sandra Fortin, Luc Hamel, est en préparation pour son éventuel procès. Il s’expose ainsi à la prison à perpétuité s’il est reconnu coupable.

Le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure du Québec, a commencé à entendre certaines portions de la preuve détenue par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Il est par contre interdit aux médias d’en dévoiler le contenu étant donné que ces discussions se déroulent en l’absence des membres du jury, qui n’ont pas encore été convoqués.

Me Jean-Sébastien Lebel, du DPCP, et Me Sébastien Saint-Laurent, en défense, prévoient utiliser les quatre prochaines journées pour faire valoir au magistrat ce qui est admissible ou non en preuve au moment où le procès se tiendra, possiblement quelque part dans les premiers mois de 2018.

Il faut se souvenir que Hamel est accusé d’avoir poignardé à mort Sandra Fortin, une femme de 52 ans de Jonquière.

Des connaissances

Selon les informations policières dévoilées dans les heures et les jours qui ont suivi l’événement, l’accusé et sa présumée victime étaient des connaissances. Pour une raison encore inconnue, Hamel, qui est maintenant âgée de 58 ans, se serait rendue au domicile de l’ex-secrétaire du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA) et l’aurait frappée à l’aide d’un couteau, toujours selon la police.

Hamel aurait ensuite transporté le corps vers sa résidence de Chicoutimi. Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay auraient découvert, le 17 mars, le corps de la dame dans le coffre de la voiture de l’accusé, qui était stationnée chez lui sur la rue Rimbaud. 

Le corps de Mme Fortin a été découvert après que sa fille eut appelé les agents pour leur faire part de son inquiétude de ne pas avoir de nouvelles de sa mère depuis environ 24 heures.

L’homme a ensuite été arrêté officiellement et amené au poste de police de la Sûreté du Québec.

Enquête préliminaire

En novembre 2016, Luc Hamel a subi son enquête préliminaire, faite sous ordonnance de non-publication, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, et a été cité à procès.

Le juge Denis Jacques en est à un second passage au Palais de justice de Chicoutimi en quelques mois, lui qui a présidé le procès de Jean-Philippe Blanchette, reconnu coupable par un jury de 11 personnes d’avoir causé la mort de sa conjointe, Kathleen Haché-Binette, le soir du 15 août 2014. 

En état d’ébriété, Blanchette a conduit son Jeep dans un endroit dangereux et le véhicule s’est retrouvé au fond d’un ravin. La dame en est décédée. La sentence doit être rendue en janvier.

Quant à Luc Hamel, un professeur de Tai-chi, il en est à un troisième avocat dans son dossier. Me Pierre Gagnon a été le premier à prendre le dossier et a ensuite été remplacé par Me Dominic Bouchard. Ce dernier a laissé sa place récemment à Me Sébastien Saint-Laurent, qui est secondé par Me Micheline Chénard-Saint-Laurent.