Les accusés optent pour un jury

Incarcérés depuis le 22 septembre 2017, Johnny Daigle et Michel Guénard, accusés d’avoir voulu séquestrer un individu à Saint-Félix-d’Otis, demeureront derrière les barreaux encore pour plusieurs semaines, car ils ont demandé à être finalement jugés devant un juge de la Cour supérieure du Québec et un jury.

Les deux hommes ont comparu, mercredi matin, devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, afin de compléter l’enquête préliminaire.

Mais Me Charles Cantin, qui représente les intérêts de Guénard (46 ans), a avisé que les deux hommes renonçaient à leur enquête préliminaire.

La juge Rouleau les a immédiatement cités à procès pour des accusations d’introduction par effraction dans le but de commettre un acte criminel (vol et de voies de fait) et de possession non autorisée d’une arme à feu. Elle a précisé qu’ils patienteront jusqu’au terme des assises criminelles du 13 septembre.

Daigle (Me Sébastien Saint-Laurent) et Guénard ont été arrêtés le 20 septembre 2017 après avoir tenté, selon les actes d’accusation, de séquestrer une femme à Saint-Félix d’Otis, car ils étaient à la recherche d’argent.

Les deux individus ont essayé d’attacher la dame, mais celle-ci est parvenue à se défaire de ses liens et à se sauver afin de demander de l’aide.

Guénard et Daigle n’ont pas cherché plus longtemps et ont pris la poudre d’escampette dans un boisé situé non loin de la résidence.

Guénard a été rapidement intercepté par les policiers de la Sûreté du Québec, alors que Daigle a échappé un peu plus longtemps aux limiers. Mais il a tout de même été arrêté alors qu’il se cachait dans les bois.

« Si j’ai renoncé à la poursuite de l’enquête préliminaire, c’est que j’avais toutes les informations dont j’avais besoin pour mon client (Guénard). J’ai eu ce que je voulais », note le criminaliste.

Dans un autre ordre d’idée, Michel Guénard a plaidé coupable au vol d’un testeur de parfum dans une pharmacie de la région de Québec. Le crime s’est produit le 13 décembre 2016. Il a écopé d’une sentence de 15 jours de détention. Comme il est détenu depuis le 22 septembre 2017 et qu’il restera en prison encore, sa peine sera purgée durant les deux prochaines semaines.