Éric Tremblay, Sandro Jose, Magnussen Djezion et Louis Vladimir Bataille.

Les accusés libres comme l'air

Les quatre individus qui faisaient face à des accusations de voies de faits graves sur la personne de Frédéric Gagné, le propriétaire de Remorquage Bebou de La Baie, ont quitté le Palais de justice de Chicoutimi libres comme l'air après le retrait des accusations qui pesaient contre eux.
Le juge Richard Daoust, de la Cour du Québec, chambre criminelle, n'a eu d'autre choix que de mettre fin aux procédures. Les témoins de la poursuite ne se sont pas présentés pour donner leur version des faits. Leur absence n'a pas constitué une surprise puisque le même scénario s'est produit lors de l'enquête préliminaire du quatuor.
À ce moment, le juge Michel Boudreault avait même demandé que l'on amène l'un des témoins qui se trouvait dans le bloc cellulaire. Stéphane Tremblay avait alors confirmé au juge de la Cour du Québec qu'il n'avait aucunement l'intention de revenir au palais de justice pour témoigner dans cette cause, et ce, malgré la menace qu'un mandat d'amener soit émis pour le forcer à se présenter au tribunal.
Sandro Jose, Éric Tremblay, Magnussen Djezion et Louis Vladimir Bataille ont quitté le palais de justice le sourire aux lèvres. Il s'agissait d'une deuxième visite à Chicoutimi pour trois des quatre individus qui habitent dans la métropole et qui faisaient l'objet de conditions de remise en liberté très sévères à la suite de l'agression alléguée du propriétaire de Remorquage Bebou.
Cette affaire d'agression avait soulevé tout un émoi le 17 avril 2016. Les policiers avaient même érigé un barrage routier sur l'autoroute 70 afin d'intercepter un véhicule avec à son bord des individus de race noire accompagné d'un quatrième homme. Les policiers répondaient à l'appel en lien avec une violente altercation à La Baie.
Selon le scénario, les trois individus seraient montés à bord du véhicule Dodge d'Éric Tremblay dans l'arrondissement de Jonquière avant de prendre la direction de La Baie avec une liste de noms et d'adresses pour rendre des « visites de courtoisie ». Toujours selon le même scénario, la discussion aurait tourné au vinaigre lorsqu'ils ont rendu visite à Frédéric Gagné, sur la rue du Barachois.
La victime aurait alors été frappée à coup de bâton de baseball sur la tête. Le propriétaire de Remorquage Bebou avait même confirmé dans les journaux offrir une récompense de 5000 $ pour toute personne qui permettrait de connaître les raisons de l'agression dont il avait été victime. Les quatre individus ont de leur côté expliqué que Gagné avait voulu utiliser un tournevis pour les agresser.
Les raisons de cette agression de même que les détails exacts de l'événement ne seront jamais soumis au tribunal.