Les techniciens en identité judiciaire et les techniciens en scène d’incendie oeuvraient à l’intérieur du bâtiment de la rue Tremblay afin de déterminer les causes de l’incendie.
Les techniciens en identité judiciaire et les techniciens en scène d’incendie oeuvraient à l’intérieur du bâtiment de la rue Tremblay afin de déterminer les causes de l’incendie.

L’enquête s'amorce au lendemain de l’incendie mortel de Roberval

Le travail d’enquête de la Sûreté du Québec s'est amorcé, lundi, au lendemain de l’incendie d’un immeuble à six logements de Roberval qui a coûté la vie à un poupon. Les techniciens en identité judiciaire et les techniciens en scène d’incendie oeuvraient à l’intérieur du bâtiment de la rue Tremblay et autour de celui-ci.
Des gens ont déposé des peluches en mémoire du bambin.

Le travail d’enquête de la Sûreté du Québec s’est poursuivi, lundi, au lendemain de l’incendie d’un immeuble à six logements de Roberval qui a coûté la vie à un poupon en plus de blesser une dizaine de personnes. Les techniciens en identité judiciaire et les techniciens en scène d’incendie oeuvraient à l’intérieur du bâtiment de la rue Tremblay et autour de celui-ci. Des nombreux curieux se sont présentés aux abords de la résidence tout au long de la journée. 

Des techniciens de la Sûreté du Québec travaillaient à définir les causes de l’incendie mortel qui a débuté dimanche vers 11 h. Des témoins du violent incendie se sont d’ailleurs entretenus, sur place, avec eux. 

Une voisine cherchait ses mots, lundi matin, devant l’ampleur du drame. Vingt-quatre heures plus tôt, elle se demandait d’où pouvaient bien provenir les cris entendus.

« J’entendais : “Sauvez mon bébé ! Sauvez mon bébé !” C’était de réels cris de mort. Un voisin est monté sans échelle. La dame avait déjà sorti un enfant qui était couché par terre. Elle criait pour son bébé. C’est un plongeur. Il a mis son masque, mais il n’a pas été capable de l’atteindre », a raconté la dame qui confiait avoir eu de la difficulté à ensuite trouver le sommeil. 

La femme qui affirmait avoir une boule au ventre depuis l’incendie mentionnait avoir était témoin d’une scène extrêmement marquante. Les images des blessures, de la douleur et de la détresse de certains locataires l’habiteront encore pour un moment.

Des locataires de l’immeuble à six logements sont revenus sur place, au lendemain de l’incendie qui les a jetés à la rue. Certains espéraient être en mesure d’accéder à leur appartement, ce qui fut impossible.

Plusieurs curieux circulaient, à pied et en véhicule, devant l’immeuble grandement endommagé. Des peluches et des fleurs ont été déposées devant la résidence par plusieurs personnes qui passaient par là.

Des témoins racontent qu’un voisin a utilisé son équipement de plongée pour tenter de sauver le bébé dans l’un des appartements.

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LA COMMUNAUTÉ SE MONTRE GÉNÉREUSE

Un mouvement d’entraide et de générosité s’est rapidement dessiné à la suite de l’incendie de dimanche qui a laissé quatre familles atikamekw à la rue. Les réseaux sociaux ont sans aucun doute facilité la tâche de recueillir des vêtements ainsi que des dons en argent. Plus de 12 000 $ avaient été amassés, lundi midi.  

Les messages publiés sur les réseaux sociaux laissaient comprendre que les sinistrés avaient reçu suffisamment de vêtements. Toutefois, les dons de meubles, d’électroménagers et d’objets permettant de meubler les appartements et pour un bébé qui devrait naître d’ici un mois étaient toujours acceptés.

L’équipe du Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean est intervenue rapidement, dimanche, auprès des familles touchées par l’incendie. Le travail des intervenants a permis une relocalisation rapide de la quinzaine de sinistrés.

L’organisme de Roberval assure le lien entre la Croix-Rouge et les membres des quatre familles qui n’ont plus de moyens de communication. 

L’équipe du Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean travaille également à trouver un nouveau toit à ceux qui se sont retrouvés brusquement à la rue. 

« On lance un appel aux propriétaires d’appartements à nous faire signe. S’ils veulent aider la communauté, c’est le moment, il y a plusieurs familles à la rue. S’ils ont des appartements à louer, ils peuvent communiquer avec le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean. Il y a une femme qui en est à huit mois de grossesse, on espère pouvoir la relocaliser rapidement », mentionne la directrice générale, Mélanie Boivin.