Jonathan Gagnon est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi accompagné des policiers de Saguenay afin de comparaître devant le juge Pierre Lortie.

L'«endormi armé» de Jonquière demeure incarcéré

Après avoir été découvert endormi sur une chaise dans la remise de l’ancienne maison de ses parents, Jonathan Gagnon, de Jonquière, passera les cinq prochains jours derrière les barreaux en attente de son enquête de remise en liberté.

L’homme de 36 ans a semé un certain émoi, jeudi après-midi, après qu’un individu eut remarqué que Gagnon semblait en état d’ébriété et endormi avec une arme de chasse à côté de lui.

Il fait face à des accusations de bris de condition, possession d’armes à feu – alors que cela lui est interdit –et de mauvais entreposage d’armes à feu. Les policiers ont découvert huit armes à feu sur place, dont trois armes de poing (pistolets).

Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) sont débarqués en bon nombre sur les lieux afin d’assurer, dans un premier temps, la sécurité du voisinage du boulevard du Royaume et ont ensuite vu à maîtriser l’individu.

Les agents se sont approchés tranquillement de l’homme. Rendus à proximité de lui, les policiers l’ont réveillé et lui ont demandé de déposer son arme. Ce qu’il a fait.

Gagnon aurait passé une bonne partie de la journée à fouiller dans ses affaires à l’intérieur de la remise. Il est à noter que la résidence de ses parents, où il se trouvait, a été vendue récemment. Il appert que plusieurs des objets de la remise lui appartenaient.

L’accusé a brièvement comparu devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, vendredi matin. Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’est opposé à sa remise en liberté.

« L’accusé n’avait pas le droit de posséder des armes à la suite d’une décision du tribunal survenue en février 2017. Cette interdiction faisait suite à une condamnation en matière de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic », a indiqué Me Ouellet.

« L’enquête policière n’est pas terminée. Il est possible que d’autres accusations soient déposées », a poursuivi la procureure de la Couronne.

En plus, Jonathan Gagnon est en attente de dossiers de facultés affaiblies et de bris dans des dossiers précédents.

Me Sylvain Morissette a procédé à la comparution de Gagnon à la place de Me Julien Boulianne, retenu à l’extérieur de la région. 

« L’enquête de remise en liberté devrait avoir lieu mardi (27 mars) et nous avons bon espoir de pouvoir remettre notre client en liberté », de préciser Me Morissette.