Le voleur en série Benoît Saint-Pierre évalué en psychiatrie

Le cambrioleur multirécidiviste Benoît Saint-Pierre sera évalué en psychiatrie sur sa responsabilité criminelle. L’homme, qui est accusé d’avoir perpétré 10 introductions par effraction dans des résidences privées de Chicoutimi à l’automne, a tenu des propos en interrogatoire qui ont poussé son avocat, Me Charles Cantin, à demander un tel examen.

Benoît Saint-Pierre, qui a des peines de huit et de 11 ans d’incarcération à son actif pour des introductions par effraction et pour des vols qualifiés, est détenu depuis son arrestation, en décembre dernier. Le ministère public l’accuse d’être l’auteur d’une série de vols commis dans des résidences de Chicoutimi et de Chicoutimi-Nord, notamment sur la rue des Roitelets et sur le boulevard Tadoussac. Le premier vol serait survenu le 27 septembre dernier. 

Avec des sentences de pénitencier de huit et 11 ans, Saint-Pierre s’expose à une très lourde peine s’il est reconnu coupable de ces 10 nouveaux crimes. 

Lors de son interrogatoire, l’accusé aurait affirmé qu’il a bel et bien commis des introductions, mais qu’il a « viré fou » après le décès d’un être cher (survenu le 25 septembre) et qu’il ne se souvient plus de rien. Selon son avocat, l’homme souffrirait de dépression majeure et d’anxiété. Me Cantin a donc cru bon de demander au juge Richard P. Daoust si son client pouvait être évalué en psychiatrie, à l’hôpital de Chicoutimi.

Le juge Daoust s’est montré quelque peu réticent au départ, mais a finalement ordonné l’examen. La Couronne, représentée par Me Marie-Christine Savard, ne s’objectait pas à ce que l’accusé soit envoyé à l’hôpital pour être évalué. Il sera tout de même gardé détenu, mais au centre hospitalier, durant son évaluation sur sa responsabilité criminelle. 

Benoît Saint-Pierre fait face à 10 chefs d’introductions par effraction, en plus de chefs d’accusation de bris de probation et de possession d’outils de cambriolage. 

En 2006, il avait écopé d’une peine de 11 ans de pénitencier pour une série de vols commis à Chicoutimi, dont certains à la pointe d’un couteau ou armé de pinces. Il avait commis ces crimes alors qu’il était en libération conditionnelle d’une peine de huit ans de pénitencier, également pour des vols.