Le voleur a eu pitié d’une victime

Le Jonquiérois Jean Simard, 46 ans, a été accusé de deux vols qualifiés et de possession de stupéfiants, vendredi, et il demeure incarcéré pour les prochains jours. Il a d’abord eu pitié d’une dame qui lui disait avoir des enfants à nourrir, mais il est parvenu à voler un autre sac à main dans les instants suivants.

L’individu de la rue Monseigneur Bégin tentera de se diriger vers une thérapie afin de venir à bout de sa dépendance aux stupéfiants. L’achat de stupéfiants serait la principale cause de ses vols de sacs à main.

Le client de Me Julien Boulianne a comparu, vendredi matin, devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, pour répondre aux accusations.

L’homme a été arrêté après avoir commis des vols qualifiés au cours de la soirée de jeudi.

La première fois, Simard s’est trouvé dans le stationnement de la pharmacie Jean Coutu, sur la rue Saint-Dominique à Jonquière. Selon les informations disponibles, il était assis dans son véhicule, dont le moteur tournait.

La dame aurait remarqué la présence d’un individu louche, mais a tout de même eu le temps de placer ses emplettes dans le coffre de la voiture.

C’est après que Simard lui a demandé sa bourse. La dame a rétorqué qu’il ne pouvait lui enlever, car elle avait des enfants. Ce commentaire a eu un effet sur le voleur, qui a gelé sur place et a rapidement pris la poudre d’escampette.

Simard n’avait cependant pas terminé sa recherche. Il s’est rendu au marché d’alimentation Super C, du Centre Jonquière.

Il a rapidement identifié une victime potentielle. Derrière le volant, il s’est dirigé vers la dame et lui a arraché sa bourse avant de quitter les lieux.

Les deux victimes ont fourni une bonne description aux patrouilleurs du Service de police de Saguenay (SPS), dont une description de son véhicule et une partie du numéro de la plaque d’immatriculation.

Les policiers ont été en mesure de lui mettre la main au collet sur la rue Sainte-Anne, à Chicoutimi, à proximité de l’endroit où il venait de se procurer des stupéfiants, qu’il avait en sa possession.

Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’est opposé à la remise en liberté de l’individu qui possède quelques antécédents judiciaires.

Me Boulianne tentera de lui trouver une thérapie d’ici l’enquête de remise en liberté prévue pour le mardi 5 mars.