Le nouveau fourgon du Service de police de Saguenay représente un investissement de 105 000 $ qui rapportera beaucoup en temps.
Le nouveau fourgon du Service de police de Saguenay représente un investissement de 105 000 $ qui rapportera beaucoup en temps.

Le SPS fait l'acquisition d'un nouveau fourgon

Le Service de police de Saguenay (SPS) a acquis un fourgon pour le transport des détenus. Un investissement de 105 000 $ qui entraînera bel et bien quelques économies, mais qui maximisera surtout le travail des policiers sur le terrain.

La fin de semaine, la nuit ou lors des jours fériés, les policiers de Saguenay mettent en état d’arrestation des individus pour diverses raisons. Le lendemain matin ou le lundi, ces derniers doivent être conduits vers le palais de justice pour leur comparution ou, parfois, vers la prison de Roberval, s’ils ont comparu par visioconférence. Auparavant, il était possible de mettre deux détenus par autopatrouille, dans laquelle devaient aussi prendre place deux policiers. Maintenant, le fourgon – dont l’intérieur a été conçu dans la région – et deux policiers suffisent pour le transport de douze individus.

Lors d’une rencontre avec Le Progrès, jeudi, le capitaine à l’administration policière du SPS, Jérôme Paquet, a expliqué que le fourgon compte trois sections. Il est ainsi possible d’éviter la cohabitation entre les hommes, les femmes et les individus agressifs. En effet, selon une directive du ministère, les hommes et les femmes ne peuvent pas être conduits dans la même autopatrouille lors des déplacements. Même chose pour les personnes agressives ou les mineurs et les adultes. Par exemple, s’il y avait cinq détenus, il fallait au minimum trois autopatrouilles et six policiers. Un système de caméras a été mis en place, de même qu’un système de communication. Les policiers peuvent ainsi garder un oeil sur les détenus pendant les déplacements.

Les détenus prennent place à l’intérieur du fourgon et un système de communication et de caméras permet aux policiers d’avoir un contact constant avec eux.

« Ça s’inscrit dans la même lignée que les rapports qui peuvent maintenant être remplis en ligne. Si les policiers ne sont pas en train d’assurer le transport des détenus, ils sont présents pour maximiser le service aux citoyens. Il n’y a donc pas de cible de coûts à atteindre, mais plutôt plus de surveillance sur le territoire », a indiqué le conseiller municipal et président de la Commission de la sécurité publique et incendie de Saguenay, Kevin Armstrong, qui rappelle que le travail des policiers a changé, notamment avec les cas d’intervention en santé mentale, lesquels sont de plus en plus nombreux.

Au total, le fourgon contient trois sections.

Le SPS a acquis le fourgon avant la crise de la COVID-19 et, sans le savoir, le moment s’est avéré très opportun. En effet, auparavant, lorsque le juge signait des mandats de renvoi à partir du palais de justice, le transport vers Roberval s’effectuait par les agents correctionnels. Aujourd’hui, avec la pandémie, la plupart des comparutions se font par visioconférence à partir du Quartier général du SPS. La tâche du transport vers Roberval revient donc aux policiers de Saguenay.

Questionné sur le déménagement de la prison de Chicoutimi vers Roberval, le capitaine Paquet ne cache pas que cette situation a poussé la réflexion. « Avant la crise, nous allions tout de même à Roberval, mais moins souvent, confirme M. Paquet. Par exemple, lors d’une grosse fin de semaine, si nous avions plusieurs détenus, nous ne pouvions pas tous les garder ici. Même chose si la comparution avait eu lieu par voie téléphonique. »

Formation

Au total, 75 policiers du SPS ont été formés à l’interne pour le nouveau fourgon, et ce, dans le centre de formation de Shipshaw. Aucune ressource externe n’a donc été nécessaire. Le capitaine Paquet explique que le protocole strict d’utilisation, les techniques d’embarquement et la ronde de sécurité font notamment partie des aspects enseignés.

La réflexion d’acquérir ou non le fourgon a duré environ un an. Le SPS a analysé ce qui se faisait ailleurs au Québec et les résultats semblaient concluants.

Au total, le fourgon contient trois sections. Une section se trouve à gauche et les deux autres sont à droite, séparées par un mur.

« Je suis très satisfait que le service de police ait eu le réflexe d’acquérir le fourgon. Avec les mêmes effectifs, nous offrirons un meilleur service à la population », a mentionné le conseiller Armstrong.

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CONSOMMATION ET VITESSE

Les citoyens de Saguenay peuvent consommer de l’alcool dans certains parcs et endroits publics de la ville depuis maintenant deux semaines. Un projet pilote pour le futur qui pourrait être reconduit selon le déroulement des prochains mois, explique le conseiller municipal Kevin Armstrong. 

« Nous en appelons au sens des responsabilités des citoyens. Nous nous faisons souvent dire que nous sommes trop restrictifs, mais là, ça revient aux gens d’être responsables s’ils veulent que ça se passe bien », a-t-il dit au Progrès

De son côté, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, rappelle que l’opération Dans les quartiers, levez le pied! se poursuit. En effet, au cours des dernières semaines, plusieurs citoyens se sont plaints de la vitesse dans certains secteurs de la ville. Avec les mesures de déconfinement qui se poursuivent, M. Cormier rappelle aux automobilistes de circuler prudemment.