Les auditions pour un événement XXX à La Baie ont causé un certain émoi, en septembre dernier.

Le procès pour l'événement pornographique à La Baie est prévu le 29 mai

Un juge de la Cour municipale de Saguenay entendra le 29 mai la cause des dirigeants de l’hôtel Plaza de La Baie et les autorités municipales en lien avec l’événement pornographique organisé le 23 septembre dernier.

Les parties se sont retrouvées mardi matin dans les bureaux de l’hôtel de ville de Saguenay afin de discuter des deux infractions envoyées aux dirigeants.

Saguenay leur reproche de ne pas avoir respecté l’article 430 du règlement de zonage concernant l’usage de certains bâtiments et d’utilisation d’équipement récréatif non autorisé. Les propriétaires de l’hôtel s’exposent à des amendes de 1000 $ pour chacun des chefs d’accusation.

« J’avais le mandat de comparaître pour mes clients. J’avais demandé la divulgation de la preuve qui supporte les constats d’infraction », a mentionné Me Charles Cantin, qui défend les intérêts des hôteliers gratuitement.

Le 7 septembre dernier, l’équipe AD4X, une boîte de production de films pornographiques de Montréal, s’était rendue à La Baie pour la tenue d’auditions XXX. L’événement s’était déroulé dans un motorisé stationné sur les terrains de l’hôtel Plaza.

Plusieurs amateurs ont fait la file pour passer des auditions et se retrouver dans la roulotte avec des vedettes de la pornographie.

Me Cantin estime qu’il y a un certain flou entourant la réglementation municipale.

« L’événement s’est déroulé dans un motorisé. Si un hôtel permet le stationnement de ces véhicules sur son terrain, ce qui se passe à l’intérieur du véhicule ne relève pas de l’hôtel ou de la réglementation municipale. Il y a un manque de précision dans ces règlements municipaux », estime Me Cantin.

L’avocat des accusés s’interroge aussi sur l’identité du plaignant dans cette affaire. « Y a-t-il un plaignant ? Ou est-ce qu’il s’agit d’une commande en provenance d’une personne dont la moralité a été atteinte ? Ou est-ce que c’est venu de l’ancienne administration de la ville ? », se questionne Me Cantin.