Laval Claveau subira son procès pour attouchements sexuels du 22 au 26 octobre 2018.

Le procès en octobre pour le médecin Claveau

Accusé de cinq chefs d’agressions sexuelles sur des patientes, le médecin à la retraite Laval Clavau subira finalement son procès du 22 au 26 octobre 2018, plus de trois années après le dépôt des accusations.

Le juge coordonnateur du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a confirmé les dates, mardi matin, aux procureurs de la Couronne, Me Nicole Ouellet, et le représentant de Me Arianne Bergeron-Saint-Onge, en défense.

Le procès est prévu pour une durée de cinq journées à la salle 2,07 du Palais de justice de Chicoutimi. 

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, entendra la cause, lui qui a été saisi du dossier déjà en février dernier avec la requête sur la divulgation d’information sur les dossiers médicaux des plaignantes.

Il faut se souvenir que l’ancien médecin de famille avait été cité à procès le 31 mai 2017 à la conclusion de son enquête préliminaire, qui avait été frappée d’une ordonnance de non-publication.

Les faits reprochés au docteur auraient eu lieu sur une première patiente entre 2009 et 2012, sur une seconde entre 2012 et 2015 et sur deux autres présumées victimes entre 2009 et 2014.

Les quatre femmes étaient des patientes de Laval Claveau. 

Elles dénoncent le fait que le médecin de famille leur a embrassé et touché les seins lors de certaines consultations qui se sont déroulées à sa clinique de Rivière-du-Moulin. 

Mais avant que le procès ne se tienne, Me Bergeron Saint-Onge débattra d’une requête le 12 septembre concernant l’une des victimes dans cette affaire. 

La criminaliste souhaite obtenir des informations sur le dossier médical de cette dame.

Il faut savoir qu’en février dernier, la même demande a été débattue, à huis clos, devant le juge Pierre Simard concernant trois autres victimes. 

Mais il nous est impossible de donner le résultat de la décision du magistrat dans la requête de février dernier ni mentionner la teneur des demandes de la défense.

Collège des médecins

Si certaines informations demeurent confidentielles pour le moment au criminel, il faut se souvenir que les membres du conseil de discipline du Collège des médecins du Québec avaient levé l’ordonnance de non-publication et de non-diffusion, demandée par la défense, sur la preuve présentée à l’organisme professionnel.

Le médecin avait été reconnu coupable par son ordre. 

Les membres du conseil de discipline ont prévu une journée d’audition pour la journée du 15 juin. Les parties débattront alors de la sanction à imposer au médecin à la retraite.