Matthieu Parente Soares est accusé d'avoir allumé un incendie criminel dans la nuit du 13 juin à proximité d'un mur extérieur d'une résidence privée de la rue Collard, à Alma.

Le présumé incendiaire de retour en cour

Le ressortissant français Matthieu Parente Soares subira son enquête préliminaire au cours des semaines à venir en lien avec l'incendie criminel qu'il aurait allumé dans une résidence de la rue Sacré-Coeur, à Alma, où un homme de 93 ans a perdu la vie.
Soares, âgé de 29 ans, était de retour au Palais de justice d'Alma, mercredi matin, dans le but de déterminer les dates de cette prochaine étape judiciaire.
L'individu est accusé d'avoir allumé un incendie criminel dans la nuit du 13 juin à proximité d'un mur extérieur d'une résidence privée de la rue Collard, à Alma, et d'homicide involontaire. 
Les personnes qui se trouvaient à l'intérieur avaient été avisées par un passant de la présence de fumée et de flammes. Un homme âgé n'a toutefois pas réussi à sortir à temps et a perdu la vie.
« Mon client vient de me faire savoir qu'il voulait avoir une enquête préliminaire », a mentionné son avocat, Me Louis Belliard.
Devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, Me Julie Lajoie, de la Couronne, et Me Belliard, en défense, ont convenu de contacter le juge coordonnateur Richard P. Daoust afin d'établir le calendrier de l'enquête préliminaire.
À la Couronne, Me Lajoie a mentionné qu'elle croyait avoir besoin de trois journées pour tenir l'enquête préliminaire.
« Je veux faire une enquête complète », a précisé Me Lajoie.
Les parties ont convenu que la conférence de gestion d'instance se déroulerait le mercredi 6 septembre afin de déterminer les admissions qui pourraient être faites par la défense, déterminer le nombre de témoins à faire entendre et fixer les dates de l'enquête préliminaire.
Un risque
La prochaine étape judiciaire permettra dans un premier temps au criminaliste Belliard de tester la preuve accumulée par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et de savoir si celle-ci est complète.
Parente Soares, qui s'expose à une sentence de détention à perpétuité s'il est reconnu coupable, s'était lui-même livré aux policiers de la Sûreté du Québec dans les jours qui ont suivi le malheureux événement. 
Il faut savoir que l'accusé venait de rompre avec la petite-fille de la victime. Dans un état dépressif, Parente Soares était retourné à la résidence de son ex-petite amie afin de demander de l'aide. La dame, le connaissant, avait accepté de l'héberger pour la nuit à la condition qu'elle verrouille la porte où il couchait.
Dans la nuit de l'incendie, la dame était même allée réveiller l'accusé.
Au terme de l'enquête préliminaire, Parente Soares saura s'il est relevé des chefs d'accusation ou si le juge décide de le citer à procès sur les chefs d'accusation déposés contre lui.
Il est aussi possible que le ministère public décide de modifier les accusations. Le juge chargé de l'enquête préliminaire pourrait lui aussi modifier ou ajouter un chef. Et ça pourrait aller jusqu'à une accusation de meurtre.