Vincent Gagné, présumé agresseur sexuel, en apprendra davantage sur la preuve de la Couronne lors de son enquête préliminaire du 8 mai.

Le présumé agresseur Vincent Gagné pourrait opter pour un juge et jury

Le présumé agresseur sexuel Vincent Gagné subira son enquête préliminaire, le 8 mai, au Palais de justice de Chicoutimi. Il en apprendra davantage sur la preuve du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Me Karen Inkel (DPCP) et Me Julien Boulianne, en défense, ont convenu de la tenue de l’enquête préliminaire et le criminaliste a mentionné qu’il pourrait demander la tenue d’un procès devant un juge de la Cour supérieure du Québec et un jury.

Gagné a été arrêté le 22 mars dernier. Il a été formellement accusé de deux agressions sexuelles armées à l’aide d’un couteau, de deux vols qualifiés et de bris de probation et d’engagement, à la suite d’un événement survenu à Jonquière. Il fait face à 11 chefs d’accusation.

Si l’enquête préliminaire est demandée, c’est que Gagné tente de vérifier si sa version pourrait différer quelque peu de celle des deux présumées victimes.

La procédure judiciaire permettra à son avocat d’évaluer cette preuve et de décider s’il doit se rendre au procès ou encore évaluer qu’un plaidoyer de culpabilité serait plus approprié.

La nuit des événements, Gagné aurait fait appel aux services de deux escortes pour obtenir des faveurs sexuelles. Il aurait donc eu des relations sexuelles complètes (avec pénétration), mais non désirées par les deux plaignantes, derrière une résidence de la rue Saint-Gérard, à Jonquière.

Gagné aurait déchanté en voyant les deux escortes et les aurait alors obligées à avoir des relations sexuelles à la pointe d’un couteau.

En plus des agressions sexuelles armées, de deux bris de condition, d’un bris d’ordonnance, de deux vols qualifiés – il a dépouillé ses victimes – et d’avoir obligé les plaignantes à poser des gestes de nature sexuelle sous la menace, il a aussi empêché les victimes de communiquer rapidement avec les services d’urgence.

En détention

À la suite de sa comparution, Me Inkel s’était opposée à sa remise en liberté. Gagné aurait pu avoir droit à son enquête caution le 29 mars, mais son avocat a fait savoir au juge qu’il renonçait à cette possibilité.

Me Boulianne a expliqué sa décision en raison de la gravité des gestes reprochés à son client, parce qu’il aurait brisé des conditions et qu’il était en attente de procès pour d’autres dossiers criminels, soit introduction par effraction et pour avoir déchargé le contenu d’un fusil à plomb en direction de personnes.

Vincent Gagné possède des antécédents judiciaires d’agressions sexuelles qui remontent à 2014 alors qu’il était mineur. Il avait agressé une jeune fille qui sortait de l’autobus près du Centre fiscal de Jonquière et avait récidivé deux jours plus tard, à Chicoutimi-Nord. La victime avait pu fuir et alerter les autorités. Il a été arrêté rapidement.

Il avait été condamné à trois années de réclusion à domicile.